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« Dans 20 ans, vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez. »

Mark Twain

Cliquez ici pour lire le chapitre précédent « Là où tout commence »

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La décision

Deux semaines.

C’est le temps que j’ai laissé passer pour gérer le plus gros de l’administratif. Pour laisser les choses se décanter un peu. Puis je me suis posée sur mon canapé, plusieurs heures, et j’ai pris le temps de réfléchir à mon avenir, qui se jouerait seule désormais.

Pour partir dans la bonne direction, il faut se poser les bonnes questions et écouter son cœur répondre : « Prends les petites décisions avec ta tête et les grandes avec ton cœur » comme dit une citation. Et je pense qu’on ne l’écoute pas assez souvent.

Quel SENS est-ce que je veux donner à ma vie ?

QUI est-ce que je veux devenir ?

Qu’est-ce qui me fait VIBRER et me sentir VIVANTE ?

Comment est-ce que je veux qu’on se RAPPELLE de moi ?

 

Prenez un temps pour vous poser ces questions vous aussi, au calme.

Et ne me dites pas que vous n’avez pas le temps. Parce que dans un demi-sourire moqueur, je vous dirais cette phrase que je me remémore à chaque fois que je veux me donner cette excuse :

« Je n’ai pas le temps est la version adulte de l’excuse de l’enfant qui dit :
mon chien a mangé mon devoir. »

Elle me fait bien rire, parce que je la trouve tellement vraie !

Je sais par expérience que c’est une excuse que l’on se donne pour éviter d’avoir à se pencher sur ce qui fait mal. Pendant 10 ans, j’ai scrupuleusement évité de me poser ces questions essentielles car je me rappelle que je n’avais pas envie de me mettre en face de constations qui n’allaient pas me plaire. En fait, je dirais plutôt j’étais morte de trouille !

Sauf que la vie a fini par m’obliger à répondre à la question en me convoquant façon examen de passage :

« Quelle est la trace que vous voulez laisser sur Terre ? » Consigne : Vous avez 4h.

 

Une première évidence est venue : reprendre mes études que j’avais dû arrêter.

Pour des raisons financières, mais aussi à cause d’une perte de motivation. Il faut dire que je menais de front mes études et la vie d’une femme mariée qui participait à l’éducation des 2 enfants de mon mari, à l’école primaire ! Pas facile…

J’y pensais depuis un moment, depuis qu’une de mes tantes m’avait posé la question quelques mois auparavant. Mais ce n’était pas possible jusqu’à présent pour diverses raisons.

Une fois que j’ai défini le « Quoi » (Maîtrise en Océanographie), « Où » (Australie… alors pourquoi je suis au Québec finalement ? je l’explique plus bas) et « Quand » (début 2015), je me suis demandée ce que j’allais faire entre les deux.

La réponse est venue immédiatement : voyager. J’ai toujours rêvé de le faire, et nous avions ce projet-là avec mon mari.

Depuis toute petite, j’ai cette appel d’aller regarder « de l’autre côté de la colline » :

Comment est le paysage ? Comment sont les gens ?

Comment vivent-ils ? Que pensent-ils ? Comment voient-ils la vie ?

En quoi sont-ils pareils ou différents de ce que je connais ?

 

C’est là qu’arrive dans ma boîte mail un message qui va faire toute la différence et va changer ma vie (mais ça, je ne le savais pas encore !).

Qui a dit « heureux hasard » ?

Quasiment au même moment, je reçois la newsletter du couple français Anik et Jean-Baptiste (JB) Delannoy du voilier Banik, dans lequel il est écrit « On cherche toujours notre équipière pour nous aider dans la traversée de l’Océan Indien ».

Je ne crois pas au hasard, surtout quand il tombe aussi bien (ce qui s’est passé dans ma vie depuis m’a conforté dans cette croyance). J’ai donc candidaté par un long mail de motivation. Et la motivation, à ce moment-là, je peux vous dire que j’en avais !

J’avais toujours rêvé de naviguer (et avec eux en plus, que je suivais depuis des années, ce qui était inespéré). Et là, le rêve était à portée de main… Je n’allais pas le lâcher !

En parallèle, « au cas où » car il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier, j’ai candidaté en tant que professeur communiquant pour une expédition maritime américaine sur la fosse des Mariannes située près du Japon (cela faisait 6 ans que j’étais professeur de biologie et géologie).

Au pire, je serais allée travailler quelques mois en Angleterre. Il fallait que je bouge. Et vite.

Mais pour le projet qui me tient le plus à cœur, le voyage en voilier, rien n’est gagné car :

Newsletter du voilier Banik

Je pars avec un handicap

Pour ma candidature afin de rejoindre Anik et JB, tout est parfait. Ou presque.

Je suis allée sur leur site pour voir ce qu’ils attendaient d’une équipière et j’y réponds point par point dans mon mail, qui ressemble d’ailleurs à une liste de courses qui se seraient mariée avec Proust, tellement il y a de la lecture. Toutes leurs requêtes me vont comme un gant. Sauf l’âge.

Ils cherchent quelqu’un entre 45 et 55 ans… Et je peux difficilement dire que je les fais, car j’ai 28 ans et j’en parais moins. Ce qui est avantageux pour plus tard, mais absolument pas pour maintenant ! Comme quoi un avantage est toujours relatif…

Bien-sûr, pour éviter de me tirer une balle dans le pied, j’ai mis ce « léger » détail à la fin. Pas folle la guêpe ! Ainsi, j’espère que tous ces « Cool », « Super », « Bien », « Et ça aussi ? génial ! » qu’ils auront peut-être dans leur tête tout au long de la lecture du mail fasse pencher la balance en ma faveur. Si tout le long du mail ils se disent qu’ils ont trouvé la perle rare… peut-être que mon âge va pouvoir passer malgré tout, qui sait ?

De toute façon peu importe, je ne vais pas me laisser abattre par cela. Ce voyage c’est le voyage de mes rêves, alors j’y vais même si je risque de me faire refouler. D’ailleurs, il y a à ce propos une citation d’Oscar Wilde que j’adore, qui m’a guidé à ce moment-là :

Devant une telle motivation, ils me répondent gentiment qu’ils ne savent pas quoi me dire, mais n’osent me refuser définitivement. Déjà un bon point pour moi !

Ils me demandent de continuer à leur écrire pour me présenter, parler de ce que je fais, leur envoyer des photos. Ce que je fais, avec  la régularité d’un métronome, au travers de mails où j’utilise pas mal d’humour et d’autodérision. Je tiens des étoiles dans ma main, mais je veux absolument décrocher la lune !

En parallèle, comme je l’ai dit plus haut, pour ne pas avoir les 2 pieds dans le même sabot j’ai candidaté pour un poste de professeur communiquant sur la fosse des Mariannes. Pour cela, il me fallait aussi une recommandation de mon directeur d’établissement. Actuellement au chômage, je pense au proviseur-adjoint avec qui j’avais eu une très fructueuse collaboration dans le lycée de Langres (France) où j’avais travaillé.

J’ose le contacter pour lui expliquer mon projet et le lui demander. Et lui demander une traduction en anglais si possible, en prime… Que voulez-vous, si on ne demande pas, la réponse est toujours « Non » !

Quelle n’est pas ma surprise de lire une lettre extrêmement élogieuse qu’il me renvoie la semaine suivante, traduite point par point en anglais. Il a pris du temps sur son week-end avec un ami pour me l’écrire ! Wow, je suis touchée droit au cœur… J’en ai les larmes aux yeux.

De mon côté, pour singulariser ma candidature, je fais une vidéo d’autopromotion et rédige des articles de vulgarisation de géologie au travers d’un blog, que je traduis en anglais pour faire bonne mesure (avec l’aide de ma tante Françoise pour la correction de la langue. Merci tatie !). La vidéo d’autopromotion est assez déjantée, j’ai un accent épouvantable… Peu importe. J’envoie le tout. Advienne que pourra, j’ai fait de mon mieux.

Mi janvier, je reçois une réponse négative concernant l’expédition américaine. Ce n’est pas grave, j’ai essayé. Et puis en même temps je suis un peu soulagée : si j’avais eu une réponse positive de la part des américains, au final j’aurais été très embêtée. Parce que si Anik et JB m’avaient dit « oui » aussi, j’aurais dû choisir entre mon cœur et ma raison. Et à ce moment-là, je laissais encore ma raison prendre trop souvent le dessus et parler plus fort que mon cœur…

Alors que 2 jours plus tôt je recevais la réponse négative des américains, soudain, le 16 janvier, je vois dans ma boîte mail ce message qui allait être un tournant décisif dans ma vie :

7 toutes petites lignes, mais qui m’ont fait rugir de joie et provoquer une envie de danser comme une folle dans mon salon. D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher d’envoyer ce petit mail en retour :

Et j’ai dansé. La musique à fond. Jusqu’à en perdre haleine. Jusqu’à en avoir mal partout… Enfin ! Ma ténacité avait payé. Je ne m’étais pas laissé abattre par cette limitation qu’ils avaient mise.

Parce qu’au plus profond de ce mois de solitude extrêmement dur à vivre, une lumière, un phare, venait de s’allumer à l’horizon. J’allais donc dorénavant me guider grâce à lui, contre vents et marées intérieurs.

Et ces chamboulements intérieurs allaient commencer par ça :

Tout est à vendre

Trois mois.

Une fois ma décision prise concernant mon futur, c’est le temps que je me suis donnée pour déménager de mon logement en Bretagne. Il était trop grand pour moi toute seule (3 chambres et un bureau !), trop cher. Et peuplé des fantômes de la maladie dont j’avais envie de me débarrasser. Il me fallait donc ce délai pour avoir le temps de faire le tri dans toutes les affaires, répartir les biens de mon mari à ses enfants, vendre les meubles.

Et oui, au vu décisions que j’avais prises concernant mon futur, et ma vie hors de France, il était irréaliste et faussement sentimental de conserver des meubles dans un garde-meuble. Ça m’aurait coûté une fortune, pour en finalité embêter ma famille en leur demandant de les vendre à ma place.

Je fais donc un tri drastique pour ne garder que de quoi remplir quelques cartons. Le choix n’est pas été facile, il se fait en plusieurs étapes. Je fais des « tris du tri », pour ne plus arriver qu’à une dizaine de cartons. Amis des choix cornéliens, vous vous reconnaissez sûrement !

Pour mes meubles,  comment les vendre puisque j’en avais encore besoin ?

Surtout que si j’essaie de tous les vendre au mois de janvier, il y a de fortes chances pour qu’un certain nombre me restent sur les bras : en 1 mois, surtout après Noël, je n’allais sûrement pas réussir à tous les vendre car les gens ont tout dépensé en cadeaux et nourriture à s’en faire péter les bretelles… qu’ils n’ont plus ! Qui met encore des bretelles ? Vive les vieilles expressions françaises qui datent d’un temps révolu…

Qu’importe, j’ai créé une solution, relativement simple au final :

  • tout ce dont je n’ai pas un besoin vital, je le vends de manière « normale » : je passe une annonce, les gens viennent voir et repartent avec le bien qu’ils viennent de me payer.
  • tout ce dont j’ai encore besoin, j’inscris sur l’annonce qu’ils seront disponibles à partir d’une certaine date. Les gens viennent voir l’objet (ex : mon canapé). S’ils le prennent, ils versent un acompte et je leur rédige un papier qui indique que ce meuble leur appartient à partir de telle date contre versement du solde de la somme.

Et c’est comme ça que ça c’est fait !

Une bonne partie de mes meubles (y compris mon matelas, mon lit, etc…) se sont vendus avant Noël et le reste dans le courant du mois de janvier. Je n’aurais pu rêver mieux.

Ce qui n’empêchait pas un pincement de cœur lorsque je voyais mes meubles partir. Tous les souvenirs attachés à ces meubles qui partaient avec des inconnus… Pas facile d’apprendre à lâcher prise !

Avoir pris une décision et s’y tenir ne veut pas dire que ce n’est pas douloureux !

Pendant toute cette période, j’ai eu des voisins adorables qui m’ont soutenu, et même aidé à transbahuter toutes mes affaires pendant un vide-grenier notamment. Leur aide a été vraiment précieuse et a souvent été une lumière d’espoir dans la nuit.

Tout cela m’a permis de pouvoir accéder à l’étape suivante, riche en souvenirs elle aussi, juste avant de monter sur le voilier :

Une halte en Vendée qui permet une reconnexion avec mon grand frère

Une fois tous mes meubles vendus, j’ai déménagé avec ce qui me restait grâce à un coup de main de mes deux frères. Vive la famille !

Mes cartons posés dans une maison appartenant à la famille de ma mère, je me suis installée dans la maison de mon grand-frère Samuel qu’il était en train de finir de refaire pour la vendre. Le marché que l’on avait conclu était simple : j’occupais une chambre et je profitais de la maison jusqu’à mon départ pour le voilier. En échange, avec les compétences que j’avais acquises dans la rénovation de ma maison, je l’aidais à finir de rénover le rez-de-chaussée.

Nous avons ainsi passé 3 bonnes semaines à démonter, peindre, carreler, tapisser ce qu’il y avait à faire.

J’ai beaucoup aimé cette période qui m’a permis de resserrer les liens avec mon grand frère car cela faisait plusieurs années que l’on n’avait pas vraiment pu se côtoyer puisque j’habitais à l’autre bout de la France. Et là, au travers des travaux et des repas partagés, on a eu le temps de discuter à nouveau et de prendre le temps.

J’ai aussi beaucoup aimé remettre en pratique ce que j’avais appris en rénovant ma maison. C’était une corde de plus à mon arc ! Et j’étais fière de voir que mon expérience servait beaucoup à mon frère pour faire avancer ses travaux plus vite.

               La fin des travaux approchant, j’étais contente de voir de quelle manière nos efforts portaient leurs fruits, mais j’étais aussi triste de me dire que le moment de la séparation d’avec ma famille approchait !

               Bon, aider mon frère pour sa maison, c’est bien. En même temps, il était vital pour moi de bien penser à la suite. J’allais quand même changer de vie ! Et la préparation de ma reprise d’études m’a amené quelques surprises…

De la préparation de mon « année » sabbatique…

Au début, je ne l’appelais pas comme cela.

Pour moi, c’était juste un moment que je prenais pour voyager et faire une pause avant de repartir vers autre chose. Je n’avais pas envie de mettre cela dans une case. Mon Dieu ce que les gens aiment bien ranger les choses dans des cases, ça les rassure !

Et je me récriais quand on me parlait d’année sabbatique. Puis, à force de l’entendre, et parce que c’était plus pratique, j’ai fini par adopter cette expression dans ma manière de parler. Ça déclenche moins de questions chez mes interlocuteurs, ça les rassure… et j’ai moins besoin d’expliquer ou de justifier. Donc tout le monde est content.

Aussitôt que j’ai su que j’étais acceptée sur le bateau, j’ai pris mon billet d’avion « aller simple » pour Bali. Je dois avouer que l’idée est assez plaisante, n’est-ce pas ?

Ne pas prendre un aller-retour mais seulement un aller simple… ça laisse travailler l’imaginaire… Se dire qu’on va revenir, plus tard, mais en partant d’un autre endroit, éloigné de là de quelques milliers de kilomètres… Et qu’en plus on se sera rendu entre les deux non pas en voiture, à pieds ou en transport en commun, mais en voilier ! Rajoutez à tout cela l’inconnu, l’aventure, un peu de danger anticipé… De quoi vous faire rêver (ou cauchemarder !) pour de longues heures (c’est mieux si vous avez un hamac à disposition).

Une autre question qui s’est posée à moi : qu’est-ce que je fais des 3 mois de stop à la Réunion ?

Mon capitaine et sa femme doivent rentrer en France en avion à ce moment-là pour des affaires importantes à régler avant de revenir ensuite (il s’agit des vérifications médicales annuelles d’Anik, qui est greffée d’un rein que lui a donné JB… pour lire leur histoire inspirante c’est ici + lien).

Est-ce que je rentre en France pour travailler pour l’été ? Est-ce que je reste sur place et j’essaie de travailler aussi, mais en en profitant pour visiter l’île ?

Le prix des billets d’avions a répondu pour moi à la question : vu le prix, autant que je reste sur place à travailler, même à mi-temps. Pour mes finances, ça reviendra au même ! Et vive l’aventure…

Sauf que pour mes études, ça demande plus de préparation, et donc des inévitables surprises qui ont conduit…

… à un changement de plan pour mes études

Oui, parce que c’est bien gentil de préparer mon voyage, d’envisager les cocotiers, mais il faut prévoir le reste aussi !

Et là, mauvaise surprise : quand je fais le calcul des frais de scolarité et du coût de la vie en Australie, ça revient à 80 000€ pour deux ans. Que je n’ai absolument pas. Et hors de question de me mettre un prêt sur le dos pour ça… Voilà ce que ça coûte de rêver d’aller étudier les coraux en Australie !

Abattue, je demande conseil à JB et Anik, qui me mettent en contact avec un océanographe avec qui je fais un skype. Il me conseille Rennes (France) ou Rimouski (Québec). Rennes est hors de question (je vais ai dit que j’avais besoin d’air ?), le programme de Rimouski me plaît. Va pour Rimouski ! « Il n’y a plus qu’à » trouver un directeur de recherche pour le projet de recherche de maîtrise…

Oui, parce que bien-sûr, pour coller à mes plans, il faut que je fasse ma rentrée en janvier 2015 et pas en septembre 2014, comme tout le monde ! Donc il faut que j’aie un directeur de recherche avant de pouvoir m’inscrire… Tout choix a des conséquences !

J’arrive à trouver un chercheur qui me propose un projet. Je candidate, en étant honnête sur le fait que je vais passer les prochains mois en voilier dans un beau et grand voyage. C’est ma seule option valable, je m’engage à fond dedans. Les mois qui viennent sont déterminants !

D’autant que les choix cornéliens recommencent, vu que j’ai le droit à :

20kg de bagages pour 7 mois de vie

Si je compte bien, de mai à décembre, mon voyage dure au total 7 mois… ça demande donc une certaine logistique sur le choix de ce que je vais amener, car il faut prévoir pour temps chaud (de Bali jusqu’à la Réunion), mais aussi pour une traversée (la Réunion – Durban) qui risque d’être assez dure et froide. Je me retrouve donc dans mon sac avec des palmes et des chaussettes en laine ! Le grand écart… Pour savoir si je le fais en chaussettes de laine ou les palmes aux pieds, ça dépend de votre imagination !

Bien-sûr, pour simplifier les choses et parce que je ne suis pas Hulk, tout doit tenir dans un seul sac :

  • qui doit pouvoir se plier pour se caser facilement dans un coin du bateau. La valise rigide est à proscrire, à moins que j’aie envie d’une compagne de nuit un peu encombrante dans ma couchette… Car au cas où ça ne vous aurait pas traversé l’esprit, sur un bateau la place est limitée !
  • qui fasse maximum 20 kg… L’heure des choix cornéliens a (re)commencé !

Cette période a été riche en émotions et en prises de conscience. J’ai commencé à me réveiller de cette léthargie dans laquelle je m’étais laissé engluer pendant des années.

Et je la prise de conscience la plus importante, je crois, a été la suivante : (suite au prochain chapitre)

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