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« Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon,
vous n’en sortirez pas vivant. » Bernard Fontenelle

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Ile Rodrigues

 

Je garde un très bon souvenir de l’île Rodrigues. N’ayant jamais vécu dans une île tropicale, j’ai été charmée par l’ambiance si particulière de cette région. Il faut dire aussi que nous sommes passés en hiver, donc la température était tout à fait tolérable, voire un peu fraîche parfois !

Si je regarde par-dessus mon épaule et songe à ce qui m’a le plus marqué de mon comportement sur cette île, c’est le nombre d’amis que je me suis fait. D’ailleurs, je me faisais bien assez moquer par Anik et JB, puis par les autres gens de bateaux qui ont pris leur suite, qui appelaient mes amis, « mes prétendants » ! C’est vrai qu’il y avait une majorité d’homme parmi eux, mais il faut savoir que la majorité des commerçants était des hommes. Ceci explique cela (ou pas).

Une facilité étonnante à communiquer avec les gens

Je me suis étonnée moi-même de me découvrir cette facilité. A vrai dire, je ne m’en croyais pas vraiment capable.

Il faut dire que j’étais vraiment dans un état d’esprit de voyage et d’ouverture, avec une forte envie de découvrir l’île et ses habitants, ce qui fait que j’ai discuté avec un certain nombre d’entre eux. Il m’a suffi pour cela d’être ouverte, d’avoir l’air joyeuse (et donc de l’être, ce qui est encore mieux car sinon les gens sentent que ce n’est pas authentique) et de commencer la discussion sur n’importe quel sujet, comme ce que vend la personne en question si c’est un commerçant.

Et c’est parti !

Pas besoin de me prendre la tête pour savoir si je suis intéressante ou pas. En fait, ce que j’ai à dire n’est pas le plus important. La clé c’est de m’intéresser sincèrement à ce que dit l’autre en face et lui poser un certain nombre de questions sur ce qu’il fait.

Ce qui veut dire ne pas chercher à parler de moi pendant des heures en étalant sa vie sous toutes ses coutures, ou bien essayer de caser une de mes expériences de vie à chaque détour de phrase. Parce que quand je parle de moi, je n’apprends rien, alors que quand j’écoute les autres, je peux découvrir de nouvelles choses ! Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut jamais parler de soi. Il est juste préférable de laisser à l’autre l’opportunité de poser des questions sur ce qu’il a envie de savoir de moi.

Avant, je n’entamais pas la conversation parce que j’avais peur d’être inintéressante, ou pas drôle… Et au final, c’est ce que j’étais.

En fait, je me mettais la pression avant même d’avoir dit le premier mot. Je me suis aperçue ici qu’en étant détendue et sincèrement à l’écoute de mon interlocuteur, tout devenait plus facile ! J’ai donc arrêté de me mettre la pression inutilement et essayé de faire les choses simplement, sans essayer de paraître comme ceci ou comme cela.

J’ai ainsi fait la connaissance de vendeurs/vendeuses dans des boutiques, agriculteurs au marché, restaurateurs, jeune femme travaillant à l’alliance française, etc… C’est riche de ces différents points de vue que j’ai pu me faire une opinion un peu plus précise sur l’île.

Il n’y a pas de hasard

On dit souvent que dans la vie il n’y a pas de hasard.

C’est tellement original… On l’entend partout, à toutes les sauces. Au début, je croyais que c’était un peu des paroles en l’air, que c’était pour faire bien que les gens disent cela.

Maintenant, j’y crois de plus en plus.

Par exemple, un jour, alors que je me promenais dans la rue, je vois une jeune femme accompagnée de son mari. Elle a l’air musulmane car bien que non voilée, ses vêtements longs et leurs motifs ne laissent pas de doute.

Alors que je la croise, je ne sais pas bien ce qui m’a pris mais comme j’avais envie de lui faire un compliment et ne savais pas trop comment le formuler, je lui ai juste souri en levant les 2 pouces pour lui montrer que j’appréciais beaucoup sa tenue.

Je l’ai vu sourire et nous avons chacune continué notre chemin.

Et quelle n’a pas été ma surprise, quand j’ai dîné chez mon ami Ratesh, de reconnaître en sa cousine Nushreen la jeune femme que j’avais salué dans la rue ! Cette même jeune femme qui s’est alors proposé de me faire des dessins au henné quand on discutait avec son cousin de mon admiration pour ces motifs.

Et cette situation n’est que la première parmi toutes celles qui vont peupler mon voyage.

Un début de « contamination »

Ce qui a été amusant aussi, rétrospectivement, c’est que je m’aperçois que c’est là que JB a commencé à me « contaminer » avec son envie d’exploration et d’aventures.

L’envie d’explorer, je l’avais déjà en moi mais je ne l’avais jamais vraiment mise en pratique. Le plus souvent, je ne pensais pas pouvoir y aller seule, ou sinon je me laissais gagner par les peurs et les interdits que d’autres me mettaient.

Mais lorsqu’on a commencé à faire quelques randonnées avec JB dans l’île, ça a été plus que de simples petites randonnées sur un large chemin balisé.

Je me souviens notamment d’une randonnée qui avait commencé à l’est de l’île Rodrigues, sous les filaos, près de Pointe Cotton. Elle était très agréable et peu difficile : nous profitions de l’ombre et du vent sous les arbres et tombions régulièrement en admiration devant les  petites criques qui dévoilaient leur bleu d’un turquoise à faire pâlir les atolls coralliens.

De vraies petites beautés sauvages dans leur écrin de roches et de verdure.

Nous sommes restés un peu à Mourouk pour voir le festival de kite-surf, puis nous nous sommes dirigés plus vers l’intérieur des terres en direction de Mont Lubin, au centre de l’île. Nous avons trouvé le chemin qui devait nous y mener, puis ensuite plus du tout. Nous avons alors décidé de « couper au court » grâce au GPS de randonnée qui nous donnait la distance à vol d’oiseau.

Je sais que si j’avais été toute seule, dans l’état d’esprit où j’étais auparavant, j’aurais sans doute rebroussé chemin.

Mais là, nous avons suivi les petits sentiers de chèvre qui grimpaient la colline, escaladé des rochers, nous nous sommes faufilés entre des buissons…

Bref, on était loin des sentiers battus.

Et je me suis aperçu que non seulement j’étais capable de le faire, mais que j’ai adoré ça ! Je sentais une exaltation et une fierté que je ne me connaissais pas.

C’est sans doute ce début « d’aventure » (je sais, elle est bien modeste) qui a planté en moi une autre graine de la sédition qui feront que je vais explorer l’île de la Réunion comme je le ferai par la suite.

Et hop, je franchis une limite !

Il y avait tellement de belles choses à voir sur cette petite île que j’ai même proposé une journée d’expédition aux autres voileux pour aller faire de la tyrolienne, visiter un jardin botanique et admirer une cascade. Trois se sont joints à moi : JB et un couple d’Allemands.

L’enseignement principal de cette journée a été lorsque j’ai expérimenté la tyrolienne.

Je n’en avais jamais fait, et le concept m’attirait.

Quand nous sommes arrivés sur place, à voir les guides s’élancer comme des fous sur le câble, j’ai été nettement refroidie.

Je dirais presque tétanisée.

Je ne me voyais absolument pas me lancer comme cela quasiment dans le vide…

Ce câble d’acier pendu au milieu de la vallée n’était au final pas rassurant, même s’il présentait une bonne grosseur. Les installations paraissaient bien entretenues, les jeunes gens s’en occupant connaître leur métier, mais je n’arrivais pas à être rassurée.

JB a donc pris la tête du « convoi ». Une fois son baudrier accroché, il s’élance.

Quand c’est lui, qui fait cela sans fioritures, ça paraît tout de même moins impressionnant que les zigotos qui ont fait cela il y a 5 minutes. Comme quoi on se laisse facilement impressionner par ce que font les autres, alors qu’il ne nous en est pas demandé autant !

Cela me tranquillise un peu, mais je suis loin d’en mener large.

J’ai peur que ce soit physiquement très demandant, peur de subir une grande secousse qui va me déstabiliser au moment où mes pieds vont quitter le sol, peur de tomber dans le vide…

Bref, j’ai peur et j’ai peur d’avoir peur.

Mais comme je suis là pour le faire, et que toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien, je me lance quand même… Quand mon harnais est accroché, je sens mon cœur qui voudrait se frayer un chemin hors de ma poitrine tellement il bat fort !

J’appréhende vraiment ce moment où mes pieds vont quitter le sol, car il n’y aura alors plus de retour en arrière possible et je devrais faire avec ce qui se présente.

Et ce moment, je finis par m’y retrouver : un pas, puis deux, puis trois… et le câble se tend mollement et souplement pour accueillir mon poids… me voilà assise au milieu des airs à filer à bonne allure au milieu de la vallée.

La secousse tant redoutée n’a pas eu lieu, ça a plutôt été assez mou et assez souple.

La traversée ne demande aucun effort physique.

Il faut juste profiter du moment présent, car ça ne dure pas si longtemps que cela, pour admirer la vue sur le lagon et la vallée qui s’étend sous mes pieds. Et déjà je me trouve de l’autre bord.

J’ai adoré le trajet.

Une bonne partie de mes peurs se sont envolées.

Nous avons ensuite à faire 2 courtes traversées pour revenir de l’autre côté.

Quand je vois les moniteurs partir en faisant le cochon pendu sur leur harnais, ça me donne vraiment envie d’essayer. Je viens de dépasser une limite que je pensais très compliquée, mais qui au final ne l’était pas tant que cela, alors pourquoi pas essayer ? Je prends des conseils, mais les 2 fois suivantes je ne réussis pas car je m’aperçois que j’ai encore trop peur et que je ne m’y lance pas assez franchement.

Par chance, comme nous sommes les seuls clients pour l’instant, les jeunes gens qui nous encadrent, nous trouvant sympathiques, nous proposent de refaire un petit aller-retour sur deux des câbles les plus courts.

Bien-sûr, nous sommes tous les quatre partants et remercions chaudement nos moniteurs.

Et c’est là que, n’ayant plus rien à perdre car il n’y aura vraiment plus d’occasion par la suite, je me lance vraiment comme ils me l’ont dit : les pieds bien en l’air le long du câble et la tête en arrière.

Et ça marche ! Je suis un cochon pendu qui vole la tête en bas !

Spider cochon… spider cochon…

Voici les enseignements que j’ai tirés de ce que j’ai pu vivre à ce moment-là :
  1. Communiquer avec les gens, ce n’est pas si compliqué : il faut s’intéresser authentiquement à eux
  2. Construisez votre hasard en saisissant toutes les opportunités qui se présentent en fonction des penchants de votre coeur
  3. Un mentor, ça permet d’avancer : par l’exemple et les conseils avisés
  4. Nous pensons trop, et souvent en anticipant de manière négative
  5. Quitte à y aller, autant y aller franchement

 

Ile Maurice

Je continue à développer ma curiosité au travers d’explorations

Je me suis aperçue, en baguenaudant ici ou là, que mes plus belles journées sont celles où je me suis promenée sans but particulier, ouverte à la rencontre et aux opportunités que je pouvais croiser.

Dans ces journées, j’avais parfois quelques instants de recul et je me disais :

« Qu’est-ce que j’aimerais faire cela toute ma vie ! »

Juste partir à la rencontre des gens, sans idées préconçues, et voir quelles sont les rencontres que je fais, ce que je découvre et ce que j’apprends.

J’aurais pu rester dans le Waterfront où tout est beau et propre, mais j’ai préféré me mêler à la foule bigarrée des trottoirs moins chics. C’est en me promenant sur ces trottoirs, en tentant d’aller dans des endroits à priori « inaccessibles » que j’ai découvert ce temple chinois, que j’ai pu parler avec le pâtissier, le forgeron ou les bouchers du bazar central. C’est en passant dans ces mêmes rues que je suis tombée en arrêt devant un commerçant qui semblait écouter une canette de Coca-Cola, qui s’est révélée être en fait une radio ! Ou que je suis rentrée dans une boutique de saris pour apprendre comment ils se mettaient, pour ressortir avec un magnifique ensemble vert et or sur le bras !

Et tout cela sans but précis, juste pour le plaisir de la rencontre et d’apprendre.

Il me semble que ça devrait être ça le but de la vie, non ?

Côté aseptisé vs côté foisonnant

Je ne peux pas dire que le Waterfront de Caudan n’était pas beau, loin de là. C’est un quartier avec de magnifiques bâtiments qui ont été mis en valeur avec soin.

Mais je dirais que cela manque d’âme.

Comme si à vouloir tout « nettoyer », on avait aussi nettoyé l’âme du lieu.

Parce que quand tout est propre, les rayons et les piles de vêtements tirés au cordeau, où est la part accordée à l’imagination, à la rêverie, à la transgression ?

Tout est tellement ordonné que par un processus assez curieux, notre mental le devient aussi. Et cette rectitude de pensée est une des caractéristiques de notre pensée Occidentale.

Pas de détours, pas de circonvolutions, il faut être efficace et aller du point A au point M (oui, je vous ai dit que je ne voulais plus entendre parler du point B !) en passant par le chemin le plus court. Et on oublie par la même occasion tout ce qui fait la dimension de l’être humain : l’imaginaire, le besoin de lien et ce besoin de liberté que nous avons tous.

Quand tout est défini ou pensé, minuté, où est la place du vivant qui lui a un fonctionnement cyclique et souvent imprévisible car il est fait de chair et de sang, d’émotions ?

Un tel agencement convient bien aux robots, ou à des humains pressés qui aimeraient que leurs interlocuteurs soient mi-homme, mi-robot (parce que ça fait moins peur que de simples robots, on a davantage l’impression d’avoir quelqu’un qui nous ressemble en face de nous) et puissent les servir de manière efficace sans demander trop de ce temps dont ils sont avares, car ils n’en ont eux-mêmes pas assez.

Alors que dans les rues où j’ai circulé, bien-sûr ce n’est pas très agréable de voir cette saleté souvent omniprésente. La musique ainsi que la foule peut indisposer les jours où l’on se sent plus « sur la réserve » en termes d’énergie à dépenser.

Mais un tel foisonnement, une telle diversité, est, je crois, l’inclinaison naturelle de notre nature profonde.

Je ressentais un tel plaisir à parcourir ces rues ! C’est sûr qu’un jour où j’aurais été fatiguée, cela aurait été sans doute plus difficile si j’avais cherché à me protéger de toute cette vie. Mais en même temps, si on y est ouvert, cette ambiance bon enfant et joyeuse de la rue peut nous énergiser lorsque l’on en a besoin, si l’on se laisse traverser par elle au lieu d’y résister.

Toujours est-il que lorsque je me promenais dans ces rues, environnée par toutes ces personnes, ces étals, ces marchandises variées, je sentais la pulsation de vie battre en moi. Mon esprit pouvait s’évader et imaginer mille et une possibilités. Mes sens étaient assaillis de mille informations qu’il me fallait traiter. Je pouvais à loisir observer les interactions des gens entre eux : négociation, conversation…

Je suis quelqu’un qui a besoin de solitude, mais ces « bains de foule » me plaisaient à chaque fois. Car ils sont l’essence même de ce qui fait notre vie : diversité, communication, imagination, foisonnement des idées et des matières, appartenance à un groupe.

Et je pense que c’est ce qui manque le plus dans nos sociétés Occidentales, où l’individu poussé à son maximum d’individualisation devient une particule errant seule dans un système gigantesque et sans visage.

L’art du marchandage

L’une des caractéristiques aussi de ces « civilisations du lien » que sont les sociétés avant que le système consumériste ne change chaque relation en valeur monétaire potentielle, c’est que le prix de la transaction est important en finalité, mais pas tant que cela.

C’est la relation qui se crée avec la personne, les échanges qui ont lieu en marge de la négociation sur la famille, la santé ou la vie en général qui en font toute sa richesse.

C’est vrai que dans un lieu comme le Waterfront, où les marchands sont là spécifiquement pour les touristes, la dimension mercantile est plus grande que l’envie de contact. Mais dans bon nombre d’endroits, même si le fait que vous payiez comptant va les satisfaire pour l’aspect monétaire que cela leur rapporte (le prix est souvent 4 à 5 fois plus cher que ce qu’ils l’ont payé), si vous payez le prix sans discuter, le vendeur ne vous considérera pas. Car pour eux vous êtes comme l’un de ces nombreux « Américains » pleins de dollars qui croient qu’ils peuvent tout acheter.

Alors que si vous prenez le temps de négocier, donc de discuter avec la personne, ce qui revient à lui montrer que vous lui portez de l’intérêt – et qu’elle n’est pas juste un pot de fleur entre vous et la marchandise que vous voulez acheter – vous verrez comme le vendeur apprécie et s’ouvre à vous, dans cette danse codifiée qu’est la négociation. Nul ne sait à l’avance où le chemin va mener, mais chacun se rend compte que ce n’est pas le plus important.

C’est ce qui m’est arrivé notamment avec un des marchands arabes présents au premier étage du grand bazar central à qui j’ai acheté des revêtements de coussin pour ma mère. Nous avons longuement négocié et profité du prétexte de ce marchandage pour parler de la famille, de l’île Maurice ou de la vie en général. En finalité, chacun a non seulement été content du prix qu’il a tiré de la négociation, mais aussi de la qualité de la discussion. Et avant que je parte Youssouf – c’était le nom de cet homme d’âge vénérable avec qui j’ai discuté – m’a donné en cadeau une des pierres semi-précieuses qu’il vendait.

Certains pourront avancer qu’ils n’ont pas le temps de marchander les prix. Mais en fait, cela revient à dire qu’ils n’ont pas le temps de créer des relations humaines. Ou plutôt qu’ils n’en prennent pas le temps. Pourquoi s’étonner alors que chacun se sente seul au milieu de la foule ?

L’essentiel du voyage, c’est les rencontres

Quand j’interroge mes souvenirs sur l’île Maurice, je vois beaucoup plus de visages que de paysages.

Tout simplement parce que, à ce moment-là de mon voyage, j’ai préféré m’attacher davantage à connaître les gens que les paysages (qui étaient de toute façon bien moins accessibles quand on ne loue pas de voiture).

Souvent, lorsque l’on revient de voyage, nous avons de magnifiques photos de paysages. Elles peuvent même être à couper le souffle. Mais ce qui fait que l’on s’accroche à ces souvenirs, ce sont les émotions que nous avons ressenti quand nous y étions. Et les photos sur lesquelles nous passons le plus de temps sont en général celles sur lesquelles apparaissent les visages de ceux que nous avons rencontrés. Car leur présence illumine notre voyage et fait se retirer dans l’ombre bon nombre de moments qui peuvent certes représenter de la satisfaction, mais ne sont pas reliés aux émotions ressenties lors d’une rencontre forte. Ces rires d’enfants qui nous ont suivi, cette poignée de main généreuse qui a conclu une transaction, cette invitation à boire un thé offerte par une personne rencontrée par hasard, l’accueil personnalisé réservé par l’hôte du gîte où nous dormons, cette soirée interminable passée à refaire le monde avec cette personne que nous avons rencontré 2h plus tôt…

Si l’on regarde bien les souvenirs de voyage qui nous restent, les beaux paysages y tiennent certes une place de choix, mais les rencontres humaines y tiennent souvent la première place.

Parce que ce qui nous alimente, où que nous soyons, c’est le lien que nous créons avec les autres et les émotions que cela nous procure.

Parce que nous sommes des êtres de lien, qui nous enrichissons de nos rencontres avec les autres.

Tout simplement.

Voici les enseignements que j’ai tirés de ce que j’ai pu vivre à ce moment-là :
  1. Ne pas avoir une vision utilitariste pour tout… cela vous servira pour plus tard
  2. Marchez sur les bords : sortez des sentiers battus
  3. Le côté foisonnant de la vie : c’est ce qui embellit notre vie
  4. Voyagez votre vie : plus les gens que nous côtoyons sont différents, plus nous nous enrichissons

Maintenant que nous avons laissé derrière nous les deux sœurs (ou deux frères ?) Rodrigues et Maurice, nous pointons l’étrave vers l’île de la Réunion, ce territoire Français à l’est de Madagascar. Nous avons entendu beaucoup d’échos différents sur cette île, notamment par les Réunionnais venus prendre quelques jours de vacances à l’île Maurice.

Ce dont j’étais loin de me douter, c’est que dès mon arrivée sur l’île de la Réunion, j’allais vivre… (suite au prochain chapitre)

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