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« Dans 20 ans, vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez. »

Mark Twain

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L’adieu à la terre

Nous quittons Bali dans l’après-midi du mercredi 21 mai.

Dire que je pars déjà alors que je suis arrivée ici depuis seulement 8 jours… Et quand je suis sortie de l’avion, il faisait tellement chaud que j’avais l’impression que quelqu’un avait brusquement ouvert la porte du four !

J’ai profité de l’endroit du mieux que j’ai pu : plongée sur épave, soirée en boîte de nuit avec un « local » dont j’ai fait la connaissance, massage détente à l’huile proche de la plage, visite d’un coin de l’arrière-pays avec un guide, marchandage de vêtements (j’ai quasiment réussi à marchander comme un indonésien !), me faire emporter la bouche par la cuisine locale très épicée… Tout cela m’a donné l’envie d’en savoir plus, mais la prochaine fois ce sera sac au dos, à louer une moto pour visiter l’arrière-pays loin des attrape-touristes pour rencontrer la population. Ce à quoi j’aspire, c’est découvrir vraiment la vie du pays et ses habitants, pas la vitrine touristique proposée aux touristes en mal d’exotisme…

Le jour où j’ai pu enfin rencontrer JB et Anik, pour monter sur le bateau est donc très vite arrivé. J’étais un peu fébrile car cela faisait maintenant des semaines que je correspondais régulièrement avec eux par skype ou par mail, et j’avais hâte de les rencontrer. Ils sont vraiment très connus dans le monde de la voile française et beaucoup de gens suivent leur site internet (www.banik.org). J’allais donc rencontrer en quelque sorte des « icônes » du monde de la voile.

Le contact s’est très bien fait et je m’installe sur le bateau, dans ma cabine. Je suis aux anges car c’était la seule que je voulais avoir dans le bateau : il y a un bureau dépliable pour pouvoir écrire ! Et de mon hublot je vois la mer, sur les flancs du bateau… Le bruit des vagues va me bercer.

Au fur et à mesure que nous nous éloignons, j’aperçois un peu de brume qui masque la base du volcan qui couronne l’île et estompe les côtes petit à petit. Nous naviguons presque parallèles au coucher de soleil flamboyant que nous avons sur notre droite.

Cap sur les Cocos-Keeling !

Ce petit atoll corallien de rêve qui appartient à l’Australie, à  1100 miles nautiques de là, me fait rêver (un mile nautique = 1852m, donc nous sommes à 2037 km de l’atoll). Et je vais avoir le temps ! Un voilier, ça n’avance pas très vite le plus souvent : il faut compter une vitesse moyenne de 5 nœuds. Le trajet devrait donc durer approximativement 8 jours.

Petit calcul : 5 nœuds = 5 miles marins à l’heure soit un peu moins de 10 km/h… vous allez plus vite en vélo ! Mais vous, vous ne pédalez pas la nuit alors que le bateau, il avance lui. Et vous n’emmenez pas toute votre maison avec vous quand vous pédalez. Donc bateau 1 – vélo 0. Na !

Le jour tombe vite, il est à peine 19h qu’il fait déjà nuit… eh oui, sous les tropiques, pas de douce soirée où il fait clair jusqu’à 22h comme en France !

Nous dînons et nous préparons pour la nuit. Je vais me coucher car ce n’est pas moi qui commence le premier quart de surveillance. Moi c’est à 2h du matin, et il faut que j’ai dormi entre-temps.

A l’heure dite, JB me réveille et me donne quelques consignes. Parmi elles, la plus importante :

« Appelle-moi au moindre doute sur le temps, ou si tu vois un bateau.
Quitte à ce que je me lève pour rien. Il vaut se lever une fois de trop, qu’une fois trop tard… »

Il ajoute même qu’il ne m’en voudra pas de le réveiller 10 fois pour rien, car la 10ème fois peut être quelque chose de très dangereux pour lequel il ne fallait pas hésiter. Ces affirmations me tranquillisent beaucoup car j’ai ainsi un peu moins de scrupules à aller le réveiller si je vois quelque chose qui me pose question (mais seulement un peu car il est toujours délicat, en tous cas pour moi, de me dire que j’ai réveillé quelqu’un pour rien).

On n’est jamais trop prudent en mer.

Moi ça me sécurise parce que si j’ai un doute, je sais que je peux aller le réveiller sans me faire crier dessus si jamais c’est juste mon cerveau qui commence à me jouer des tours. Et ça, c’est très précieux… en plus d’éviter les catastrophes. Vous imaginez ce qui se passerait si, craignant la colère du capitaine, je le prévenais au dernier moment concernant un coup de vent ou un bateau qui pourraient s’avérer dangereux, tout ça parce que j’ai peur de me tromper ?

D’autant plus que la phrase qu’il prononce en préambule de ce briefing fait froid dans le dos :

« Si tu tombes à l’eau, tu es morte »

C’est sur cette phrase ô combien sympathique que JB commence son explication une fois que le bateau a quitté Bali…

Mais la mise au point est importante, ainsi que les mots employés, car ils doivent rester gravés dans ma tête pour les semaines à venir. Une traversée d’océan, même si elle est bien préparée et faite avec des gens de confiance, ce n’est tout de même pas une soirée cinéma !

« Le bateau, m’explique-t-il, avance à une vitesse moyenne de 5 noeuds.
Alors, bien-sûr, dis comme ça, on avance à peine aussi vite qu’un vélo…
mais quand tu es tombé à l’eau, le bateau s’éloigne vite de toi!

Et ajoute à cela une mer formée comme on s’attend à en trouver dans l’Indien,
tu as 5% de chance qu’on parvienne à te récupérer. Parce que j’essaierai de t’en sortir, bien-sûr,
mais il y a peu de chance que ça réussisse.

Une tête qui dépasse de la mer, ça se perd très vite de vue et ça n’est pas facile à repérer ensuite. »

Puis il continue en me montrant l’arrière du bateau :

« Alors tu vois, de chaque côté du bateau pend une corde avec un nœud qui arrive à la hauteur de l’eau. Si jamais par malchance tu venais à tomber à l’eau, n’aie pas peur de la coque du bateau, précipite-toi dessus pour arriver à attraper la corde et
hurler de toutes tes forces pour qu’on t’entende et qu’on arrête le bateau.

Pour la nuit ou quand on va plus vite,
on laisse filer à l’arrière du bateau une corde à nœuds de 7m dans le sillage du bateau, qui flotte ;
précipite-toi alors à la nage dans le sillage du bateau pour essayer de l’attraper.

Tu as moins de 5 secondes pour y arriver, sinon tu es foutue.

Bien-sûr, ce n’est pas esthétique. Mais si j’ai mis ça, c’est avant tout pour ma propre sécurité. Car si tu tombes à l’eau et que je m’en aperçois, il y a peut-être une toute petite chance que je te retrouve en essayant de revenir en arrière, en estimant la route du bateau, par où tu as pu dériver…

Si moi je tombe à l’eau et que je n’arrive pas à me raccrocher aux cordes que j’ai installées,
ni toi ni Anik ne pourriez venir me chercher. Je suis foutu. »

Pas facile à entendre, mais tellement vrai.

Message compris 5 sur 5 capitaine « Si je tombe à l’eau, je suis morte ». Je vais donc faire très attention et suivre toutes tes instructions à la lettre… car nous sommes :

Seuls au milieu de l’océan

Au matin suivant, quand le soleil se lève, il n’y a plus aucune terre à l’horizon.

Même pas un petit bout de brume ou quelque chose qui pourrait l’indiquer, rien.

Et ça ne me fait rien de particulier.

Ni chaud ni froid.

Que dalle.

Nothing.

Rien…

Je suis juste très heureuse d’être là, j’admire le bleu profond de l’eau (je comprends mieux pourquoi on parle de « bleu outremer » maintenant) sans me poser de questions métaphysiques ni me marteler le crâne avec des idées idiotes du style « si on coule, comment on fait si on est loin de tout? » sur lesquelles je n’ai aucune prise.

Pourtant, c’est tout nouveau car jusqu’à présent je n’avais pas quitté de vue la terre plus de quelques heures, entre l’Espagne et les Baléares…

Mais en réalité, si je ne savais pas que l’on s’apprête à faire 1100 miles pour nous diriger vers des confettis d’îlots perdus au milieu du sud de l’Océan Indien, je pourrais être n’importe où. Donc pas de quoi s’affoler.

Bon, vu la chaleur qu’il fait dans le bateau (c’est beaucoup plus tenable dehors avec la brise marine qui rafraîchit), pas n’importe où quand même… Mais cette sensation est vraiment particulière : même si on a un océan immense devant nous et qu’il va falloir viser une aiguille dans une botte de foin, je n’ai aucune peur.

Parce que j’ai confiance dans JB et Anik… et dans tous les instruments géniaux que nous permet la technologie d’aujourd’hui comme le GPS, qu’il y en a plusieurs exemplaires dans le bateau, au cas où.

Parce que je suis dans le présent et je ne me projette pas dans l’avenir. Ce qui n’empêche pas que je me renseigne auprès d’eux pour savoir faire marcher la VHF (radio à ondes courtes), comment fonctionne la survie sur Banik, ce qui me permet de savoir comment réagir en cas de besoin. Ne pas se faire de soucis outre mesure, c’est bien, mais ça ne veut pas dire être inconsciente !

 Et ce présent sur lequel je me concentre il est plutôt cool : on avance bien (6 nœuds, soit 6 miles nautiques à l’heure), il fait beau, pas d’orage ou de dépression à l’horizon… La vie est belle !

La vie s’écoule donc tranquillement ; Anik et JB m’initient peu à peu au rythme d’une journée en traversée. Vous allez voir, c’est assez violent…

Journée type

Pour que vous puissiez imaginer le rythme trépidant de nos journées, je vais vous décrire la mienne à partir de minuit.

Minuit – 2h du matin : je dors. Enfin j’essaie car avec la chaleur qu’il fait dans le bateau, je sors une à deux fois avant mon quart pour faire baisser la température de ma chaudière interne dont l’aiguille s’approche de la zone rouge. Attention surchauffe !

2 h – 5h : A 2h, JB vient alors me « secouer » pour que je prenne mon quart (je vous explique en quoi ça consiste plus loin).

5h : Je réveille Anik, qui prend la relève pendant que je vais me coucher. Je me rendors jusque vers 8h30.

8h30 environ : Petit dej.

La matinée se passe en lecture ou à regarder la mer, profiter du soleil (avec modération pour éviter de rôtir), discuter… ou me recoucher pour un petit dodo… (qui a pensé « encore ?! »)

11h – 14h : je suis à nouveau de quart. C’est moins « strict » que la nuit, puisque tout le monde est réveillé et peut jeter un petit coup d’œil à l’horizon de temps en temps, mais c’est quand même moi qui suis responsable. Si c’est moi qui est de cuisine, je prépare le repas pendant que quelqu’un d’autre jette un coup d’œil de temps en temps. Quand on mange, si on n’est pas dans le cockpit comme sur cette première traversée (uniquement le midi, le soir on mange à l’intérieur, avec la lumière des lampes car dehors il fait nuit), je sors à intervalles réguliers jeter un coup d’œil à 360° pour voir si tout va bien.

L’après-midi se passe en sieste (« comatage » ou « larvage » seraient plus appropriés vu la chaleur qu’il fait), lecture, regarder la mer…

Avant que le soleil ne se couche, chacun prend sa douche dans la jupe arrière du bateau, sous la surveillance de quelqu’un dans le cockpit (mon moment préféré… j’en parle plus loin).

La nuit tombe vers 17h30-18h. Eh oui, on est sous les tropiques, et qui plus est en hiver ! L’été, la nuit tombe 1h plus tard, soit vers 19h maximum. Profitez donc de vos longues soirées d’été en France ! L’avantage, sous les tropiques, c’est que vous pouvez commencer à boire l’apéro avec des amis à la nuit tombante, éventuellement manger un morceau avec eux, et être rentrés à 21h !

18h – 20h : Je suis à nouveau de quart. Le repas est vers 18h30-19h pour qu’on ait fini de manger quand j’ai terminé mon quart (ou presque).

20h – 20h30 : Coucher (pire que les poules! Elle est où, la belle vie sous les tropiques, hein?), pour essayer de dormir plus de 5h avant mon quart de la nuit qui commence à 2h.

Je vous l’avais dit, c’est violent…

Il est vrai qu’aujourd’hui, sur nos bateaux équipés de GPS (qui ont littéralement révolutionné la navigation par rapport à l’utilisation fastidieuse et ô combien imprécise du sextant) et d’un pilote automatique  s’occupant de diriger le bateau sous les ordres éclairés du capitaine, la navigation et les quarts sont bien moins fatigants qu’ils ne l’étaient auparavant.

Vous imaginez-vous en train de tenir un cap à la barre 2 voire 3h durant, plusieurs fois par jour, par tous les temps ? C’est bien plus fatigant.

Et que dites-vous de viser une étoile ou le soleil avec les miroirs de votre sextant durant une tempête ou une mer formée, faire des heures de calculs à décrocher l’estomac le mieux arrimé une fois descendu à la table carte, tout ça pour faire un point de votre position qui sera de toute façon très imprécis? Nausées et nourrissage de poissons intermittent garanti.

Les marins d’aujourd’hui, quand bien même ils sont athées, déposent tous les jours sur l’autel du dieu « technologie » leur reconnaissance éternelle et les heures de sommeil gagnées…

Même si cette journée-type peut vous paraître très relax (et elle l’est car à ce moment-là car la mer était vraiment clémente), les premiers jours demandent une certaine adaptation à ce rythme inhabituel et on est fatigué par les mouvements incessants du bateau auxquels le corps doit s’adapter, ce qui consomme pas mal d’énergie. Et bien-sûr, je vous décris une journée où la mer et belle et donc le sommeil réparateur. Car il n’est pas toujours possible de faire quelque chose (y compris dormir !) si les mouvements du bateau sont trop violents et/ou désordonnés.

On peut aussi, dans les quelques moments libres (ou pendant les quarts si on reste dehors) faire des petits travaux comme de la réparation, etc… Cela dépend de l’humeur et de l’état de forme. Là, il faisait vraiment chaud… Vive la sieste quelle que soit l’heure de la journée !

Et comme le grand air, ça creuse, heureusement que pour ne pas tomber en panne de nourriture, on a pensé avant le départ à :

L’avitaillement, une étape cruciale d’une croisière en bateau

Avant tout départ bien planifié, vient le traditionnel avitaillement : aller faire les courses dans les gros supermarchés du coin pour acheter ce qu’il faut en boîtes de conserves, pâtes, sauces et autres biscuits et friandises pour tenir de longues semaines en mer, sans une supérette à portée de voile. Il faut anticiper les quantités consommées, les goûts (et dégoûts) de l’équipage et prévoir des aliments « réconfort » pour chacun pour les inévitables moments où la vie en mer sera moins drôle (météo, co-équipiers qui tapent sur les nerfs…). Ne jamais sous-estimer l’impact d’un carré de chocolat ou d’un biscuit quand on se sent au creux de la vague !

Le problème est que nous sommes en Asie, et que la qualité des produits est loin d’être celle que l’on trouve en France ! Alors on cherche de grands supermarchés, de préférence avec des noms français (tiens, il y en avait d’ailleurs un qui commençait par « carre » et finissait par « four » !) et quand on trouve des marques françaises, même si elles sont plus chères que les autres, on saute de dessus…

Parce que les autres marques, comment vous dire… la belle photo affichée sur l’étiquette, moi j’appellerais ça de la publicité mensongère. Et souvent, les goûts sont adaptés à ceux des habitants du pays, bien entendu, qui peuvent être donc très différents du nôtre (même si le nom et la photo vous font penser que c’est le produit que vous connaissez).

Sans compter tous les additifs, colorants et autres MSG (glutamate monosodique, très mauvais pour la santé) que l’on retrouve dans les ingrédients (quand on arrive à traduire ce qui est marqué). Les gâteaux apéritifs sont à proscrire car c’est, pour schématiser, de la poudre assemblée avec du gras, du sel et des MSG.

Le pompon, c’est quand vous voyez des boîtes d’œufs où il est marqué en gros « garanti sans salmonelles » ! Voilà qui laisse songeur… Certes, ici la nourriture n’est pas chère, mais pour ce qui est de la qualité et de moindre impact sur l’environnement, il faudra repasser ! N’essayez même pas de chercher du bio…

Dans ce genre de territoires hostiles à nos papilles délicates de français, le mieux est de faire des essais et prenant une boîte ou un paquet de ce qui nous semble désirable/comestible et de le tester au bateau avant d’en acheter des cartons entiers. JB et Anik ont ainsi testé un certain nombre de produits et me découragent dans mes élans un certain nombre de fois. Nous ferons tout de même quelques paris, qui ne seront pas toujours gagnants, hélas.

Ce qui fait pour finir deux énormes caddies, que l’on transvase dans des sacs de course, puis dans un taxi, puis dans l’annexe, puis dans le bateau !

De retour au bateau, c’est alors un jeu de Tétris grandeur nature pour caser dans les différents coffres sous les banquettes et les planchers les différentes denrées achetées, par famille de produits (histoire de ne pas avoir à tout retourner pour trouver la boîte de petits pois).

On dresse aussi l’inventaire de ce qu’il y a à bord. Inventaire qu’il faudra essayer de tenir à jour au fur et à mesure des tours de cuisine…

Ouf ! Quand c’est fini, tout le monde souffle et est fatigué, en nage. Une douche et une bonne bière fraîche s’imposent (ordre d’exécution à définir).

Temps total que cela a pris entre les différents magasins et rangements : 1 journée ½.

Il faut bien-sûr estimer correctement les quantités, tant pour les aliments de base que pour les boîtes de tomates en passant par les fruits au sirop (pour quand il ne restera plus de fruits frais) mais aussi les biscuits (qui peuvent servir à se faire des petits plaisirs dans la journée, mais aussi pendant les quarts de nuit) ou les boissons. A priori, pas de gros ravitaillement possible avant l’île Maurice, dans  3500 milles nautiques (soit presque 6500 km) et les premiers produits frais que nous pourrons acheter seront dans 1 mois, à l’île Rodrigues…

Il n’y a pas de supérette en plein milieu de l’océan pour les oublis de dernière minute !

Heureusement qu’au départ de France, j’ai prévu : 

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