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Un cadeau pour le capitaine et sa femme, Français du bout du monde

Venant de France, il me semblait inconcevable d’arriver à bord sans emmener quelques produits du terroir si chers au cœur des Français.

Au cours d’une conversation Skype en préparation du voyage, Anik avait parlé au détour d’une conversation de leur difficulté à trouver du fromage (du vrai, pas le cheddar plus ou moins comestible que l’on trouve partout), sans parler du prix auquel ils le trouvaient. De plus, JB, le capitaine, n’était pas retourné en France depuis 2 ans, et cela faisait 1 an pour Anik.

Avant de partir, je suis donc aller voir un fromager près de chez moi pour acheter quelques bons fromages et les faire mettre sous vide pour qu’ils supportent mieux le voyage. Ne connaissant pas trop la sévérité des douaniers de l’Indonésie, je voulais aussi éviter que cela embaume le fromage dans tout l’aéroport étant donné la chaleur qu’il allait faire sur place. J’ai donc apporté avec moi quelques bons fromages français accompagnés d’une sympathique bouteille de Jurançon que j’ai protégé entre mes vêtements et mis au frais dans un des réfrigérateurs de l’auberge de jeunesse en attendant de monter à bord.

Quelle n’a pas été leur surprise et leur plaisir de me voir déballer sous leurs yeux tous ces délices, notamment du Maroilles et du vieux Lille, achetés spécialement car je savais qu’ils sont originaires du Nord.

J’ai vu passer des étoiles dans leurs yeux ; je crois même que toute la galaxie s’y est concentrée à un moment donné !

On en a mangé le soir-même, bien entendu, car il aurait été inhumain de faire durer un tel supplice. La bouteille a été dégustée en deux soirées mais pour ce qui est des fromages (j’en avais tout de même pour 1 kg !), nous avons fait durer le plaisir presque jusqu’à l’arrivée aux Cocos Keeling.

Voir leur bonheur à déguster ces fromages est ma récompense.

Donc si vous allez voir des Français vivant dans un pays étranger, n’hésitez pas une minute sur le cadeau à emmener : du fromage, du vin, sans oublier le saucisson !

Et sous les tropiques, en voilier, un petit morceau de fromage français accompagné de vin est le meilleur prélude qui soit à un…

Quart sous les étoiles

Lors d’une traversée en voilier, la nuit il faut faire une veille pour éviter la collision avec un bateau et anticiper l’arrivée d’un orage et plus généralement du mauvais temps. Cela donne le temps de réduire la voilure avant que le vent ne forcisse et que ça devienne un travail de titan, en plus de risquer d’abîmer le matériel.

Chacun a donc des heures définies où il est réveillé. Soit dehors dans le cockpit, soit sur sa couchette avec une minuterie pour sortir faire un tour dehors regarder l’horizon tous les quart d’heure (deuxième option seulement possible quand on sait qu’il y a très peu de trafic maritime). Anik a son quart de 20h à 23h, puis c’est JB de 23h à 2h du matin, puis c’est moi de 2h du matin à 5h, puis à nouveau Anik, etc…

C’est principalement pour cette raison qu’ils recherchent tous les deux une équipière en traversée : les quarts reviennent moins souvent, on peut donc se reposer plus longtemps (sans une équipière, le quart revient ainsi toutes les 3h, au lieu de 6 quand elle est là).

Toutes les nuits durant la traversée, j’ai donc JB qui me réveille à 2h du matin. Je suis debout très vite (j’ai toujours été comme ça), opérationnelle. Et d’ailleurs, je suis souvent déjà réveillée car mon sommeil est assez fragmenté : j’ai régulièrement trop chaud et doit aller prendre l’air dehors pendant les quarts d’Anik et de JB. C’est devenu tellement une routine qu’ils s’en amusent et me gratifient d’un « Alors, on vient prendre le frais? » à chaque fois que je viens les voir dehors, nuit après nuit.

JB me passe le relais en m’expliquant ce qui s’est passé durant les quarts précédents avant d’aller se coucher.

La température étant douce, même en plein océan, je passe mes veilles dans le cockpit en culotte et t-shirt. J’ai ordre de réveiller JB si je vois approcher un nuage bien noir, qui indiquerait un « grain » (zone de pluie) et donc une accélération du vent, ou lorsque j’aperçois un bateau qui pourrait entrer en collision avec nous.

Comme je l’ai expliqué plus haut, JB me dit que si j’ai un doute, il vaut mieux que je le réveille, même pour rien (mais ça, on ne le sait qu’après coup, n’est-ce pas?) plutôt que de le réveiller trop tard quand on ne peut plus réagir. Et ça, quand on n’a jamais fait de quart de nuit comme moi (juste 2 arrivées au port de nuit, mais tout le monde était sur le pont) c’est précieux…

J’ai donc 3h de nuit à meubler…

Je ne peux pas lire longtemps car le courant est limité sur un bateau (y compris à la frontale car dans ce cas il faut beaucoup de piles), ni faire de bruit bien entendu car les autres essaient de dormir. Je passe donc mes quarts de la manière suivante :

– reconnaissance et repérage des étoiles grâce à un guide de reconnaissance que j’ai apporté.

Ça demande de la patience, mais comme j’ai tout le temps que je veux devant moi, ça n’est pas un soucis… Et c’est d’ailleurs très bizarre de voir la grande ourse à l’envers… Mais je peux voir la fameuse « Croix du sud », dont j’ai si souvent entendu parler dans les récits de voyage autour du monde. J’ai aussi la chance de voir 4 à 5 étoiles filantes par nuit alors qu’Anik et JB n’en voient quasiment aucune. Ai-je tant de vœux à réaliser ?

– écoute de musique sur mon MP3 que j’ai chargé avec 200 musiques avant de partir.

Danser sous les étoiles (en silence… mais surtout en se tenant pour ne pas tomber à cause des mouvements du bateau!), avec le vent doux qui caresse ma peau et le bateau chevauchant les vagues tel un animal mythologique, quel plaisir !

– rien… juste admirer la mer, les vagues, le ciel étoilé, la lune, les noctilucas dans le sillage…

Ma position préférée est alors debout devant la descente qui mène à l’intérieur du bateau, les mains sur le « doghouse » (petit abri en dur qui protège la descente) à regarder le bateau, les 2 focs en ciseaux (les focs sont les voiles d’avant ; ici l’un sur bâbord – la gauche du bateau – et l’autre sur tribord – la droite – car le vent vient de l’arrière), qui chevauche tranquillement les vagues dans un mouvement fluide que j’amortis avec mes jambes.

Il se dégage alors de cette chevauchée nocturne une telle impression de calme puissance qu’un double sentiment d’apaisement et d’émerveillement m’envahit.

Plus rien n’a d’importance, plus rien d’autre n’existe que le moment présent.

Et dans mes yeux émerveillés regardant la trace ouverte par le bateau où brille de manière éphémère cette…

Poussière d’étoiles dans le sillage

Avant d’être sur le bateau, j’ai lu plusieurs récits de traversées en voilier, du célèbre Bernard Moitessier, qu’on ne présente plus, en passant par les Damien et une bonne partie de ceux qui leur ont emboîté le pas par la suite, que ce soit pour une année sabbatique ou pour plusieurs années de vie, voire leur existence entière. Et ce qui m’avait fasciné dans un certain nombre de ces récits, c’était lorsqu’ils parlaient de la beauté du phytoplancton qui « s’allume » dans le sillage du bateau. J’avais donc hâte de voir cela de mes propres yeux.

Le petit miracle se produit dès le premier soir. Je sais, ce n’est pas très scientifique comme considération, mais que dire d’autres devant ces petites lumières « magiques » qui brillent dans l’eau ?

Bon, ok, on peut les appeler « noctilucas », qui sont en fait des plantes (des algues composées d’une seule cellule en fait qui font partie de ce qu’on appelle le phytoplancton, du genre Noctiluca pour être précise), qui s’illuminent à cause de l’excitation que produit sur eux l’agitation de l’eau.

Et quand on sait en plus que la substance oxydée qui produit cette lumière s’appelle la luciférine, à quel saint faut-il alors se vouer ?

Mais la vérité est bien là, tangible : une ribambelle de petits points lumineux s’allume dans notre sillage, danse quelques instants puis s’éteint, pendant que la relève est déjà prise par d’autres et ainsi de suite, à l’infini, jusqu’à ce que mes yeux se brouillent d’avoir trop regardé. De si fragiles et jolies étoiles dans notre sillage…

Chaque soir, c’est un émerveillement renouvelé. C’est la voie lactée toute entière qui s’est donné rendez-vous pour offrir au bateau une queue de comète. Le scintillement est d’autant plus visible que la lune est absente, car leur luminosité n’entre pas en concurrence.

Je me mets donc à souhaiter des nuits noires comme un four pour admirer ma chère poussière d’étoiles… D’autant que pendant mes heures de veille, je tente d’appeler par leur prénom leurs cousines célestes, dont l’éclat pâlit sous les assauts de la lune.

Mais il y a un endroit particulier où il ne faut pas de lumière si on veut les voir, assez inattendu d’ailleurs. Comment aurais-je pu savoir, si Anik ne me l’avait pas dit, qu’on pouvait avoir…

Des lucioles dans les wa-wa

Un soir, Anik me dit qu’on peut voir, parfois, en vidant la cuvette des toilettes avec la pompe, des noctilucas s’illuminer (puisque c’est de l’eau de mer qui est aspirée dans l’océan pour faire la vidange, donc on aspire par la même occasion du phytoplancton).

Bien-sûr, j’essaie à la première occasion ! Pas de lucioles… Déception…

Mais un autre essai est plus fructueux et je vois alors ma poussière d’étoiles captive danser quelques instants dans la cuvette avant de disparaître, aspirée par le siphon.

J’ai des lucioles dans mes wa-wa ! Instant de ravissement…

Bien entendu, gamine que je suis, je me suis ensuite amusée un certain nombre de fois, vous pensez bien !

               D’ailleurs, à bord, c’est bien-sûr moi la plus jeune car l’âge de JB et d’Anik tourne autour de 60 ans. JB est le capitaine, Anik c’est le fidèle second et moi, mon…

Job : mousse

Si je suis montée à bord de Banik, c’est pour aider JB et Anik durant leur traversée, pour qu’elle soit moins fatiguante.

J’aide donc Anik en faisant la cuisine en alternance avec elle. En effet, sur un bateau, tout prend énormément de temps. La moindre chose à cuisiner, comme des pâtes par exemple, si simples à faire à terre, peuvent devenir le parcours du combattant, voire impossible à faire si la mer est démontée et que la casserole risque de traverser le bateau de part en part, répandant son contenu brûlant un peu partout.

Non seulement c’est dangereux, mais en plus après il faudra tout nettoyer… Et un bateau c’est plein de recoins difficilement atteignables… Sans aller jusque-là, c’est tout de même souvent du sport de faire à manger avec les mouvements du bateau. Les choses ont tendance à se renverser, glisser, bondir…

En plus, il faut jouer soi-même aux équilibristes, être attentif tout le temps. Une seconde d’inattention et une vague traîtresse vous projettera la casserole par terre… donc potentiellement sur vous qui êtes peu vêtu du fait de la chaleur… hurlements et danse de St Guy garantis !

Une bonne technique consiste à mettre les choses dans l’évier pour que si elles se renversent, cela soit plus simple à nettoyer.

Sans compter la chaleur que cela dégage dans le bateau… Si, en Mer du Nord, c’est sympa de faire fonctionner le four parce que ça chauffe le bateau, sous les tropiques c’est nettement moins évident… La chaleur dégagée par la cuisson devient vite insupportable s’il fait 30°C ou plus dans le bateau. Si en plus vous devez fermer les hublots parce que les vagues ont tendance à mouiller le bateau et rentrer par les ouvertures, vous obtenez une cocotte-minute. C’est de vos oreilles et de narines qu’il se dégage des nuages de vapeur pour faire baisser la pression !

Une bonne alternative pour la cuisinière du jour consiste à préparer des plats qui demandent peu de cuisson et sortir régulièrement dehors pour s’aérer. Je n’ai pas connu les grosses chaleurs que JB et Anik ont connu en Malaisie par exemple, mais la température qu’il faisait dans le bateau à Bali quand on se mettait à cuisiner m’a suffi pour ne pas vouloir l’expérimenter…

Tout de suite, les ambitions de grande cuisine sont revues à la baisse car il ne suffit pas de vouloir manger quelque chose, encore faut-il pouvoir supporter de le cuisiner !

J’aide aussi JB dans les manœuvres à la voile : quand il a besoin de quelqu’un pour tirer sur un cordage, hisser une voile, prendre un ris (c’est-à-dire diminuer la surface de la grand-voile quand le vent forcit), il m’appelle.

Bien-sûr, il pourrait le faire tout seul car le pont du voilier est organisé de manière à ce qu’il puisse manœuvrer seul. Mais c’est moins fatigant et cela va plus vite quand on est deux. Cela lui évite notamment de faire des allers et retours sur le pont pour bloquer ceci, débloquer cela, etc. Il m’explique et me montre comment chaque chose fonctionne.

Je ne suis pas en reste sur les questions car j’ai envie de comprendre comment ça marche et il est d’une grande patience pour m’expliquer. Sauf qu’il n’a pas l’habitude que quelqu’un réponde « Oui » à toutes ses propositions d’explications ou de démonstrations ! Ce qu’il fait que plusieurs fois il dira, l’air un peu accablé :

« Mais pourquoi est-ce que j’ai posé la question de savoir si tu voulais une explication ? »

Ce qui me fait bien rire car je suis avide de nouvelles connaissances, de nouveaux points de vue qui nourrissent non seulement ma soif de comprendre, mais aussi mon imaginaire.

Je lui demande notamment de m’apprendre à faire :

  • une épissure : qui sert à relier deux cordages entre eux ou à faire une boucle dans un cordage, de manière très solide, en insérant les brins du cordage n°1 entre ceux du cordage n°2
  • une surliure : « couture » spéciale qui sert à terminer de manière propre un cordage coupé

Ainsi, quand on sera en traversée entre la Réunion et le Durban, je serai devenue une équipière opérationnelle. Comme les équipières qui nous rejoindront seront plus expérimentées et plus âgées que moi, même si je connaîtrais davantage le bateau, je resterai encore et toujours le mousse du bord !

Mais un mousse avec une demande toute spéciale :

Désormais, je veux une salle de bain avec vue sur vagues !

Je sais, ça peut paraître un peu farfelu comme demande (folle, moi ? j’assume), aussi je vous explique.

Chaque soir, environ 1h avant le coucher du soleil, a lieu mon moment préféré de la journée : la douche dans la jupe (partie s’ouvrant à l’arrière du bateau, au ras des vagues). Il ne faut pas oublier que nous sommes sous les tropiques et qu’il fait chaud la journée, même en mer (malgré le vent). Il fait facilement 28°C dans le bateau le matin. On transpire donc la journée et une douche le soir est bienvenue.

L’eau de mer étant plus fraîche que nos corps en surchauffe, sans être froide, la douche est donc un moment de rafraîchissement et de délassement bien agréable attendu par chacun, mais surtout par moi qui ne suis pas habituée à ces chaleurs. Sachant que la définition de « froide » varie entre moi et Anik ou JB, parce qui sont tropicalisés suite à 4 ans passés en Asie. Ils trouvent donc l’eau plus froide que moi… comme quoi tout est toujours une histoire de perception.

Pour éviter toute chute qui pourrait avoir de graves conséquences, surtout si elle n’est pas entendue, non seulement il y a quelqu’un dans le cockpit, tournant le dos à celui qui se douche (pour lui laisser son intimité), prêt à arrêter le bateau au moindre problème, mais en plus on se passe une corde autour des reins (la corde gratte, c’est là son moindre défaut).

Présenté comme cela, la douche ne semble ni pratique ni agréable. J’admets que cela n’est pas toujours des plus simples d’avoir à se tenir agenouillée, une jambe de chaque côté du point d’arrimage de l’échelle qui est repliée…

Dans l’ordre, il s’agit de m’asperger d’abord à l’eau de mer avec un baquet, puis de me savonner et me rincer à l’eau de mer par le même procédé. Enfin, grâce à la douchette située dans un des coffres de la jupe arrière, me rincer à l’eau douce. Rinçage qui n’est finalement que partiel quand une grosse vague vient inonder le fond de la jupe, trempant à nouveau d’eau salée une partie de mes jambes puisque je suis agenouillée… tant pis. De toute façon, tant que je ne ressemble pas à une vieille morue salée, tout va bien.

Par contre, dans cette position, je me trouve alors à genoux face à la mer, au ras de l’eau ou presque.

Et le spectacle qui se déroule alors sous mes yeux est le plus fascinant qu’il m’ait été donné de vivre : j’ai toute la beauté et la force de la mer devant moi… Ces vagues qui se font et se défont sous mes yeux, telles des montagnes mourantes qui viennent s’assoupir sous mes pieds, dans un bouillonnement d’écume qui me fait penser à chaque fois en souriant « Moins fort le robinet ! »… Quelle beauté !

C’est impressionnant de voir la mer dérouler toute sa force tranquille au ras de moi tout en me sentant en sécurité sur le bateau.

Les vagues montent à quelques mètres, bien plus haut que la capote du bateau, gonflent en avançant pour venir faire le gros dos sous la coque du navire et creuser un abîme à quelques centimètres sous mes pieds. Je peux difficilement détacher mes yeux de ce spectacle fascinant, même lorsque je me lave. Les vagues et les creux qui se forment m’impressionnent parfois tellement que je m’agrippe par précaution au rebord du coffre contenant la douchette. La phrase « Si tu tombes, tu es morte » résonne bien dans ma tête, malgré la présence d’Anik ou JB non loin.

Un tel spectacle, qui se joue devant mes yeux ébahis, m’invite au respect des forces colossales de la nature, capables des spectacles les plus sublimes comme les plus dangereux. A genoux devant elle, chaque douche est un peu comme une prière…

Et puis une fois douchée, quel délice de rester de longues minutes la serviette autour de moi, le vent caressant ma peau humide, à contempler les ors du soleil couchant…

Douceur et bien-être, apaisement et contemplation…

Ces instants, qui se sont répétés pour mon plus grand bonheur pendant 9 jours, resteront le souvenir le plus cher de cette traversée. J’en ai d’ailleurs des frissons et de la nostalgie rien qu’à les évoquer à nouveau.

Impressions

Cette traversée, courte puisqu’elle n’a duré que 9 jours, a été très agréable car la mer n’était pas vraiment croisée et nous avons échappé aux pires prédictions que nous avions entendues au sujet de l’Indien. Même si les vagues étaient un peu croisées parfois, la navigation a été agréable sur la majorité de la traversée et un peu plus mouvementée sur la fin.

Ce temps de demoiselle m’a permis de m’adapter tout doucement à la vie de haute mer en profitant de longues heures de temps chaud et ensoleillé la journée. Beau temps qui m’a permis de rester dehors et de passer des moments de contemplation agréables, sans avoir le mal de mer quand je rentrais lire ou faire la cuisine à l’intérieur.

Les quarts de nuits, avec ou sans lune, mais toujours doux (voire chauds !), m’ont permis d’apprendre à reconnaître un certain nombre de constellations, dont la fameuse Croix du Sud et le Scorpion.

J’ai aussi pu danser sous les étoiles, le vent caressant doucement ma peau, tout en chevauchant un animal fantastique appelé Banik.

Cette traversée m’a aussi permis de faire le vide dans ma tête et de réfléchir sur quelques sujets importants. Une des sensations marquantes est d’avoir le cerveau libre : je n’avais plus vraiment de passé ni de futur, je vivais juste l’instant présent. Même si je ne faisais pas grand-chose, notamment lors des siestes de milieu de journée (plutôt du « larvage » d’ailleurs), je laissais mes pensées vagabonder, sans chercher à les retenir et je ne m’ennuyais pas.

Et ça, c’est vraiment reposant !

Bref, après 9 jours de mer qui se sont passés d’une manière beaucoup plus agréable qu’espérée, nous voilà près d’arriver à l’atoll des Cocos Keeling.

Et qui dit atoll dit :

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