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Quand je parle avec les gens et que je leur demande : « Qu’est-ce que tu aimerais faire si l’argent ne comptais pas ? » Très vite, dans la discussion arrive la phrase immanquable : « Oui, mais si tout le monde faisait ce qui lui plaît, plus rien ne tournerait ! ». J’aime bien cette réflexion car elle en cache d’autres. Voyons donc voir ça.

Le Déluge, oser être soi même

Le déluge, de Danby

Déjà, que veut dire : « Faire uniquement ce qui me plaît ? ». Si on regarde bien, il ne s’agit pas de rester avachi toute la journée sur le canapé à regarder la TV en mangeant des chips et en buvant de la bière, car de cela on finit par se lasser (ou par plus pouvoir décoller du canapé). Non, je parle de s’adonner à des activités qui nous remplissent le cœur et l’esprit.
Si l’on s’écoutait, que ferait-on ? Il semble qu’il y aurait davantage de peintres, d’écrivains… mais y aurait-il moins d’infirmières ? Je ne pense pas. Peut-être que ceux qui disent cela pensent à toutes ces tâches qui n’attirent que peu de monde : le travail à la chaîne à l’usine, le travail de nettoyage… Si ces emplois n’attirent pas vraiment, sans doute est-ce parce qu’il faudrait les rendre bien plus humains qu’ils ne le sont actuellement. Redonner leur fierté à ceux qui les font. Aménager le travail de manière différente de ce qui se fait actuellement. Ça demande donc de remettre l’humain au centre des préoccupations, et non le profit.

Hellfest bénévole, oser être soi même

Bénévole dans un festival

Au Japon, ce sont des personnes âgées qui font le ménage dans les trains, pour compléter leur maigre retraite. Et ils se font un point d’honneur à ce que le train soit impeccable quand ils ont terminé. C’est leur devoir et le travail bien fait est leur fierté.
J’ai aussi en tête un Français appelé Guillaume, qui a monté sur internet un petit commerce de revente d’objets qu’il commercialise via la plate-forme Amazon. Il vit en Inde et avec les 600€ mensuels qu’il gagne, il y vit largement, pour seulement 5h de travail par mois (maintenant que son commerce en ligne est lancé). Et que fait-il du temps qui lui reste ? Du yoga, de la méditation, mais surtout beaucoup de bénévolat dans les structures autour de chez lui. On est bien loin de l’égoïsme…

« C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant que ce qu’il a reçu » Einstein

 

 

 

Donc faire uniquement ce qui nous plaît ne serait pas le problème. Le problème serait plutôt de trouver ce qui nous plaît. Et gagner sa vie, au moins en partie, avec cela. Aussi faut-il se poser les questions suivantes :

  • Que puis-je faire pendant des heures sans voir le temps passer ?
  • Vers quoi me poussent mes aptitudes naturelles ?
  • Dans quel(le)s domaines/réalisations suis-je meilleur(e) que les autres ?

Je ne vais pas développer cela ici parce que je l’ai traité dans cet article et que j’en parle aussi dans les vidéos que vous pouvez recevoir en cadeau (si vous laissez votre nom dans le formulaire à droite ou en bas de l’article). Mais ce sont des questions que tout le monde devrait se poser. Sous peine de se réveiller à 40 ans ou plus et se dire qu’on est passé à côté de sa vie.

Mais j’entends déjà certains me dire : « Oui, mais ce que j’aime faire, personne n’est payé pour ça ! Personne ne gagne sa vie avec ça ! ». Alors ça veut dire que c’est à vous de trouver un moyen d’associer cela avec quelque chose d’existant, ou de créer quelque chose de nouveau, pour pouvoir en vivre ! Quand on est passionné par quelque chose, le temps et les heures filent sans que l’on s’en aperçoive. Travailler devient alors un plaisir et la recherche de techniques toujours plus pointues pour perfectionner notre art fait de nous des personnes avec un talent unique ce qui nous rend précieux.

Artiste de rue dessinant un tableau de Rembrandt

J’ai en tête par exemple un homme qui a quitté son travail dans la finance pour monter un commerce de cartes à envoyer commandées par l’intermédiaire d’internet, afin que les entreprises puissent remercier de manière personnalisée leur clients et fournisseurs, en définissant qu’est-ce qu’elles voulaient mettre sur leurs cartes. Tout ça parce que son patron lui avait demandé de choisir entre le fait d’envoyer des cartes de remerciements (et le fait qu’il voulait apprendre à mieux connaître les personnes qu’étaient ses clients) et la rentabilité de son travail ! Et vu dans le domaine dans lequel il s’est lancé, à première vue, on aurait pu dire que ça n’avait aucune chance de fonctionner. Parce qu’aujourd’hui, tout le monde dit qu’on envoie de moins en moins de cartes postales et de lettres en général… mais lui a développé un concept original et ça a fonctionné ! D’ailleurs, vous pouvez aller voir son site www.sendoutcards.com, il est très original et bien fait.

Dans ce que je dis, je ne veux pas nier les réalités du travail et des choses telles qu’elles existent. Simplement, quand on veut trouver des solutions, on en trouve ! Si on veut trouver tous les moyens pour lesquels ça ne fonctionnerait pas, on en trouve encore plus ! Un exemple simple pour vous le montrer : demandez autour de vous « Pourquoi ne peut-on pas faire de prisons avec de la semi-liberté et de la réinsertion par le travail auprès d’animaux ? ». Les gens vont vous donner une foule d’arguments. Puis demandez ensuite « Pourquoi faudrait-il davantage développer ce genre de prisons ? ». Ils vont alors vous donner beaucoup d’arguments pour promouvoir ce type d’aménagements de peines. Ce qui a changé ? La manière d’envisager la question !

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » Proverbe arabe

 

etre une lumiere

Eclairer les autres 🙂

Un dernier point, et non des moindres : quand on fait ce qui nous plaît, on est heureux. Cela peut sembler bête, idiot et évident, mais il est bon de le rappeler. Et si on est heureux, on va avoir tendance à vouloir rendre les gens heureux autour de nous. On va rendre service, faire des compliments plus facilement, encourager ceux qui hésitent à se lancer. Tout ça parce que l’on a trouvé cette lumière intérieure, cette vérité qui éclaire nos pas. On a alors envie de permettre qu’elle s’allume chez les autres également. Cela nous fait relever le nez aussi, regarder autour de nous (au lieu d’avoir le nez sur nos chaussures et nos envies non assouvies) et prendre conscience de l’importance de préserver ce qui nous entoure. Ce qui veut dire prendre soin de notre environnement, en plus de prendre soin des gens que l’on côtoie.

« Le plus important, ce n’est pas ce que l’on donne aux autres, mais ce que l’on éveille et permet en eux. » Jacques Salomé

 

 

 

Donc si je fais uniquement ce qui me plaît, est-ce le déluge ? Non, parce que :

  • Je me réalise humainement, je rends donc aussi par la même occasion les gens heureux autour de moi. Comme je suis dans une énergie qui me donne envie de redonner aux autres, cela profite à mon entourage.
  • Je fais du bon travail, puisque j’aime ce que je fais. Tout le monde, usagers comme travailleurs, est donc gagnant.

 

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Vous êtes d’accord ? Ou pas d’accord ? Des idées à ajouter à ce que j’écris ? Partagez-moi votre point de vue dans les commentaires, j’ai hâte de vous lire !