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Tiens, il peut sembler bizarre ce titre… Mais qu’est-ce que je peux bien vouloir dire ? Eh bien c’est plus simple que vous ne le pensez. Cela peut être deux attitudes que nous pouvons avoir à tour de rôle, mais souvent on est plus l’un ou l’autre.

3 chandelles éclairant la nuitEtre une chandelle n’a rien à voir avec l’expression « tenir la chandelle » quand on se trouve avec un couple… Il s’agit plutôt d’une attitude où vous allez aider les autres. Mais attention, aider les autres ne veut pas dire faire les choses à leur place ! Parce que dans ce cas, vous ne les aidez pas du tout, vous êtes juste en train de faire mousser votre égo en vous donnant l’impression que vous êtes indispensable. Or personne ne l’est. Ou sinon c’est qu’il y a un problème. Ou plutôt, que VOUS avez un problème.

« L’empathie, c’est tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter » Agnès Ledg

Donc aider quelqu’un, c’est le comprendre sans le juger, éclairer ses pas et non faire le travail à sa place. C’est aussi voir ce qu’est la personne au-delà des insuffisances du moment. La voir plus grande qu’elle ne se voit elle-même et lui faire découvrir cette grandeur contenue en elle. Quand on aide quelqu’un, pour que la personne se sente valorisée et veuille se prendre en main, il faut qu’elle sente qu’on lui fait confiance, pas qu’on est en train de la prendre pour un enfant de 2 ans. Elle va alors prendre conscience de ses capacités, de la possibilité de faire les choses par elle-même. Pour que lorsque nous ne serons pas là, elle soit capable de s’en sortir par elle-même, voire d’aider d’autres personnes à son tour.

« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours » Lao Tseu

Ce qui veut dire qu’aider une personne revient à lui donner les outils pour s’en sortir. Quand on veut vraiment aider une personne, on ne la maintient pas dans la dépendance, on lui donne les moyens de se libérer. Se libérer de ses peurs, de ses limitations… Bref, on l’aide à grandir en lui montrant la voie mais sans l’emprunter à sa place. Parce que l’emprunter ou non sera toujours son choix en finalité.

moustiqueEtre un moustique, ce n’est pas nécessairement être désagréable. Ni sucer le sang des gens, puisqu’on sait que les vampires se sont éteints au XIXème siècle en Europe centrale à coups de pieux dans le cœur… Je dirais plutôt qu’être un moustique, c’est être celui ou celle qui dérange le statut quo. Vous savez, ce petit bruit désagréable que fait cette charmante bestiole à nos oreilles un soir d’été… Elle a beau ne pas être grosse, éventuellement ne même pas nous piquer (si on a de la chance !), cette petite musique stridente nous empêche de dormir. Et il est opiniâtre en plus l’animal ! On a beau le chasser, il revient à la charge… Le seul moyen de s’en débarrasser est de l’écrabouiller !

« Si vous pensez être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez de dormir avec un moustique… vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir » Dalaï Lama

Alors le moustique, c’est celui/celle qui va poser des actes qui correspondent à ses valeurs, même si ce n’est pas celles prônées par les médias de masse. Celui/celle qui va dénoncer une situation qu’il/elle juge inacceptable, et tenir bon. Celui/celle qui va prôner de nouvelles manières de faire et les appliquer jour après jour, avec constance. Même si les autres ne suivent pas son exemple, même si certains se moquent de son « militantisme » (pour utiliser un gros mot qui fait peur).

Parce ce que ce en quoi il/elle croit par-dessus tout, c’est qu’il/elle est sur le bon chemin, et qu’en finalité c’est les plus persévérants qui gagnent. Et la persévérance, il/elle en a à revendre car en face de lui, il/elle sait que la seule chose qui fera tomber les barrières c’est de tenir bon. Et puis de rassembler un nuage d’autres moustiques avec lui/elle pour faire reculer ceux qui tentent d’envahir l’espace public de leurs concepts, leurs idées ou leurs marchandises qui rabaissent l’être humain.

Car un être humain ne se résume pas à sa capacité à acheter ou à croire aveuglément en quelque chose. Un être humain c’est bien plus que ça.

Et moi je crois que je suis un moustique qui porte une chandelle…

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