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Lorsque l’on veut donner une nouvelle impulsion à sa vie, il faut savoir se poser les bonnes questions. Une question qui est cruciale, c’est le « pourquoi » on veut changer cet élément en particulier (type de relation avec le conjoint, mode de relation avec les autres en général voire même changements plus radicaux comme changer d’emploi, déménager dans une autre ville ou un autre pays…). Parce que bien que l’on pense changer pour les bonnes raisons, il faut souvent les analyser plus en profondeur, prendre le temps de la réflexion, pour s’assurer que l’on ne se laisse pas aveugler par nos ressentis ou un miroir aux alouettes que d’autres nous auraient montré.

Les 3 mauvaises raisons du changement

Les 3 types de mauvaises raisons : saurez-vous remettre chacune sur son petit singe ?

Les 3 types de mauvaises raisons

1. On peut mettre dans le même panier toutes celles qui nous sont données par la société comme critère de réussite car ce sont des signes extérieurs de richesse, non des raisons de nous sentir vraiment heureux. Ce sont des motivations que l’on essaie de nous faire croire comme venant de nous-même, alors qu’elles viennent uniquement de grandes entreprises pour nous vendre plus, ou nous faire accepter de vivre dans des conditions que nous refuserions si nous écoutions nos vrais besoins (qui, alors, accepterait de travailler loin de chez lui, même bien payé, sans pouvoir passer du temps avec ceux qu’il aime alors qu’il voudrait en faire sa priorité ?).

2. Ensuite, il y a toutes les raisons qui nous sont dictées par notre égo : lorsque nous voulons gagner beaucoup d’argent pour impressionner, que l’on se compare au voisin, collègue ou ami qui semble toujours avoir une meilleure situation que nous. Méfions-nous car nous connaissons rarement l’envers de la médaille. Les belles photos affichées sur Facebook ou les discours résolument conquérants qu’il/elle tient lors de diverses réceptions que nous avons fait en sa compagnie ne sont pas forcément représentatifs de ce qu’il/elle vit au quotidien. Publions-nous sur les réseaux sociaux nos pires moments avec notre conjoint ? Non. Allons-nous dire à tous les dîners que nous nous sentons profondément seul malgré nos réussites ? Absolument pas, car certains risqueraient même de nous reprocher de nous plaindre alors que nous avons « tout pour être heureux » (sauf peut-être l’essentiel). La réalité est toujours plus compliquée qu’il n’y paraît, alors gardons-nous de juger trop vite.

3. Enfin, posons-nous la question de savoir si nous allons vers un objectif ou si nous fuyons quelque chose. Ce qui, en termes d’équilibre personnel et de motivation, n’est pas la même chose ! Autant notre motivation peut avoir pour origine quelque chose de négatif, comme une situation que nous ne supportons plus, autant il ne faut pas se tromper sur ce que va nous permettre le changement visé. Est-ce que nous allons vers quelque chose qui va nous permettre de nous réaliser davantage, ou est-ce que l’on est juste en train de déplacer le problème un peu plus loin? Et si cela vient pour combler un manque, méfions-nous. Tant que nous n’aurons pas trouvé la cause de ce manque et ne l’aurons pas résolue, tout changement risque de ne pas forcément apporter les résultats espérés. Comme dit l’adage : « Tout ce que tu fuis te poursuis ».

sourisLa seule bonne raison : celle de notre petite souris

Comme vous l’aurez sans doute compris, la seule bonne raison provient de ce que nous dit notre instinct, cette petite voix au fond de nous, qui ne s’exprime que lorsque nous lui en donnons l’occasion. Autrement dit, tout ce qui vient de l’intérieur de nous, pas de l’extérieur.

Et elle n’est pas bien grosse, cette petite voix, contrairement à celle de l’égo ou aux sirènes de la publicité ou bien des « normes » sociales. Elle n’est pas très affirmée non plus (surtout au début), elle a plutôt tendance à faire des suggestions timides. Aussi faut-il savoir se faire silencieux, et surtout ne pas la museler avec un jugement hâtif sur ce qu’elle murmure car elle est tellement timide qu’elle retournerait se cacher dans son trou telle une petite souris pour ne plus en sortir. Sauf qu’une souris, ça grignote les murs de l’intérieur. Si vous ne la laissez pas sortir pour exprimer ses besoins au grand jour, ne vous étonnez pas qu’elle « ronge son frein » en rongeant les murs de votre « moi » intérieur ! Pour qu’un jour tout finisse par s’écrouler…


Alors apprivoisons cette petite souris présente à l’intérieur de chacun de nous, pour qu’elle nous délivre son précieux trésor.
Comme la petite souris de notre enfance qui mettait des sucreries sous notre oreiller quand on perdait une dent. Sauf qu’ici, ce qu’on risque de perdre, c’est du temps, qu’on ne peut plus rattraper. Alors à nous d’examiner ce trésor que nous a révélé cette petite voix, voire de quelle manière on peut s’y rendre. Puis prendre soin de celui-ci pour le laisser fructifier et faire s’épanouir en nous l’arbre du bonheur.

« Les grandes décisions sont à prendre avec le cœur et les petites avec la raison »

Et vous, que vous dit votre cœur ?

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