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Tout le monde en parle tellement (et nous les reproche aussi souvent), qu’on peut se poser la question de ce que sont réellement les défauts. Une expression dit d’ailleurs « On a les qualités de ses défauts ». Comme quoi, ces deux choses sont intimement liées. Mais d’autres parlent aussi d’une mauvaise traduction qui serait à l’origine d’une énorme confusion.

Mais alors, dans quelle mesure notre vie changerait si les défauts n’existaient pas ?

A l’origine, une mauvaise traduction

Pour ceux qui ont fait (subi ?) un peu de catéchisme (pour les chrétiens), ils se rappellent peut-être de l’arbre du Bien et du Mal qui est situé au milieu du Jardin du Paradis créé par Dieu. Or, cette traduction est approximative. Je dirais même fausse.

La vraie traduction serait « l’arbre de ce qui est lumière et ce qui n’est pas encore lumière ». Avouez que c’est un peu plus difficile à mettre dans une discussion que « Bien et Mal »… Et surtout c’est moins catégorique.

En quoi cela change-t-il tout ?

Le défaut, une potentialité non réalisée

Si on se base sur cette nouvelle traduction, plus près du sens original, le défaut ne serait pas un « mal » mais plutôt une potentialité qui n’a pas encore été réalisée. Donc une force ou une puissance qui est pour l’instant mal utilisée.

Prenez par exemple une cascade : en période de crue, sa force peut être dévastatrice. Mais si on canalise sa force en y mettant une turbine pour produire de l’électricité, elle permettra d’éclairer des dizaines de maisons. Le problème n’est donc pas la cascade et sa puissance, mais plutôt à quoi celle-ci est utilisée.

Chute d'eau : destructeur ou producteur ?

La colère, si on la laisse s’exprimer librement, peut être dévastatrice (pour en être sûr, demandez leur avis aux assiettes qui volent parfois au travers de la cuisine de certains 😉 ). Par contre, admettez qui si on arrive à canaliser cette énergie vers quelque chose de productif, on a alors une locomotive formidable !

Bon, et alors quoi ?

Il me semble qu’un des buts de la vie est de transformer tous ces côtés « non encore lumière » en « lumière », c’est-à-dire en énergie positive. Se transcender en quelque sorte, soit faire passer nos « défauts » d’une énergie dévastatrice à une énergie créatrice. On devient alors la meilleure version de soi-même possible.

On peut par exemple transformer :

– la gourmandise, en envie de faire davantage plaisir aux autres (y compris soi)

– la colère, en motivation pour accomplir des tâches ou défendre une cause

– l’envie ou la jalousie, en motif pour se réjouir de ce que la vie apporte (pour soi comme pour les autres)

Etc…

En trouvant notre propre lumière et nos propres atouts, nous devenons les artisans créateurs de notre  propre bonheur.

Créateur de son propre bonheur

Comment s’y prendre ?

A chaque fois que vous avez une attitude négative (dans le sens où ça vous pousse à vous couper des autres, à vouloir les blesser ou limiter leurs libertés), posez-vous deux questions :

Qu’est-ce qui déclenche cette attitude ?

A quel manque cela vient-il répondre ?

La réponse ne va peut-être pas venir tout de suite, car vous n’êtes pas habitué à ce genre de démarche. Mais tant que vous n’avez pas eu la réponse, remontez cette question régulièrement à la surface de votre conscience. Et la réponse apparaîtra, limpide. Toujours. Ce sera une toute petite voix ; appelons-là Martine. Si c’est cette grosse voix qui vous répond – appelons-la Robert – c’est probablement votre égo.

Cette réponse de Martine, ne laissez pas Robert la juger ou la minimiser. Cherchez plutôt comment vous pouvez combler ce besoin non satisfait. Et au fur et à mesure votre bien-être augmentera.

C’est une discipline journalière qu’il faut acquérir, mais il n’y a rien de difficile là-dedans. Il faut juste prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir à chaque fois que vous sentez que quelque chose ne va pas. Au départ, les réponses mettront un peu de temps à arriver – parce que Martine est encore un peu timide, et n’a pas l’habitude que vous lui demandiez ce qu’elle ressent. Mais plus vous prendrez le temps de l’écouter souvent, plus Martine répondra vite (voire avant même d’avoir fini de poser la question !).

Vous découvrirez ainsi beaucoup sur vous, c’est passionnant !

Une vie à la hauteur de ses rêves

Pour ma part, avoir compris que ce qu’on appelle des « défauts » n’est pas quelque chose de négatif en soi m’a ôté un grand poids des épaules car je ne me suis alors plus sentie « obligée » de changer. Ce que j’ai vu alors, c’est de formidables opportunités de découverte et de transformation de moi-même pour me créer une vie à la hauteur de mes rêves.

Et vous, dans quelle mesure êtes-vous prêt à partir à la découverte de vous-même ?