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monstre_psychiqueUn psychologue-conseil a un jour fait cette remarque à l’écrivain David J. Swartz : « Vous savez, les gens n’auraient pas besoin de mes services s’ils faisaient juste une chose. »

Étonné et curieux, celui-ci demanda : « Et quelle chose ? »

« Tout simplement ceci : détruire les pensées négatives avant qu’elles deviennent des monstruosités psychiques ».

Cette remarque, de la part d’un expert en psychologie, porte à réfléchir, n’est-ce pas ?

Mais comment faire ? Par où commencer ? Voici 2 conseils de bon sens à appliquer tous les jours !

Avant cela, une aide précieuse : le caissier de notre mémoire

Mais avant de délivrer ces conseils, pour nous aider, je vais faire appel au caissier de votre mémoire. Car chaque jour, nos pensées sont entreposées dans ce coffre-fort qu’est notre cerveau. Ces pensées fructifient et se transforment en mémoire. Ce caissier est absolument irréprochable et vous pouvez avoir une totale confiance en lui.

Si vous lui demandez : « Monsieur le Caissier, j’aimerais retirer des pensées que j’ai déposées dans le passé, celle qui me disent que j’ai toujours tout raté ». Il obéira le plus servilement du monde en disant : « Mais certainement. Souviens-toi cet examen où tu as lamentablement échoué. Souviens-toi encore de cette course que tu as abandonnée en plein milieu… ou souviens-toi de cette entreprise que tu as tenté de monter mais qui a mis la clé sous la porte au bout d’un an… Souviens-toi…» Le caissier, très serviable, continuera à puiser dans votre cerveau tous les éléments montrant que vous êtes un incapable.

Mais imaginez une minute que l’on puisse faire aussi l’inverse : « Monsieur le Caissier, je suis dans une situation délicate. Rappelez-moi toutes les fois où j’ai triomphé de mes obstacles. » Et lui de dérouler tout ce qu’il a en stock : « Souviens-toi ce prix que tu avais gagné, contre toute attente. Souviens-toi cette fois où tu n’as pas lâché malgré les malchances qui s’accumulaient. Souviens-toi… » Le caissier, toujours aussi serviable, vous laisse en fait retirer toutes les pensées que vous voulez. Après tout, c’est le rôle d’une banque, n’est-ce pas ?

Voilà donc ce que vous devez faire pour prendre le contrôle de votre banque de souvenirs :

1. Ne déposez que des pensées positives dans votre mémoire.

Soyons honnête : il ne se passe pas que des évènements agréables dans nos vies. Nous avons tous notre lot de situations déplaisantes, embarrassantes ou décourageantes. Mais les gens qui réussissent ou qui échouent agissent de manière complètement opposée.

Ceux qui échouent : ils se laissent empêtrer dans la situation, laissent des souvenirs négatifs s’inscrire dans leur mémoire et ruminent des pensées négatives jusqu’au moment de se coucher.

Ceux qui réussissent : une fois qu’ils ont affronté la situation, ils n’y repensent plus. Ils s’attachent à mettre des souvenirs positifs dans leur mémoire.

Entretenir des souvenirs négatifs, c’est comme si vous mettiez chaque matin de la boue dans le réservoir de votre voiture. Comment voulez-vous que votre voiture fonctionne correctement ? Il en est de même pour votre cerveau : si vous grippez ses rouages de cette manière, cela ne pourra qu’aller en empirant. Vous créez de la friction dans votre moteur mental. Ce qui engendre des sentiments d’infériorité, d’inquiétude et de frustration.

Souvenir_joyeuxCe qu’il faut faire : quand vous êtes en tête à tête avec vos pensées, faites remonter tous les souvenirs agréables et positifs. Déposez des souvenirs agréables dans votre banque de souvenirs. Cela améliorera votre confiance en vous. Vous vous sentirez mieux dans votre peau, autant physiquement que mentalement.

Juste avant de vous endormir, déposez chaque jour dans votre mémoire des raisons d’être heureux de la journée passée. Soyez reconnaissant envers les bonnes personnes qui vous entourent : votre conjoint, vos enfants, vos amis… mais aussi votre santé. Cherchez tous les motifs que vous pouvez avoir d’être heureux de vivre.

2. Ne retirez que des pensées positives de votre mémoire

La plupart des gens entretiennent leur propre musée des horreurs : des souvenirs qu’ils ressassent, encore et encore. Ce qui peut créer des ressentiments tenaces qui pourrissent les relations mais a aussi le pouvoir de transformer n’importe quelle situation déplaisante en monstre psychique : une perte d’emploi, une rupture, un revers professionnel, un placement financier désastreux, un adolescent qui se comporte de manière décevante…

Toute pensée négative, si elle est ramenée régulièrement à la surface, a le pouvoir de devenir un monstre psychique, sapant notre confiance en nous et pouvant conduire à de graves problèmes psychologiques.

Si vous vous apercevez que vous vous délectez du rappel de ces expériences négatives, arrêtez tout de suite et prenez les mesures qui s’imposent pour contrer cette tendance.

Certains entretiennent même un « suicide mental et spirituel » en s’attachent à ne regarder toujours que l’aspect négatif des choses. C’est comme si nous étions constamment à la recherche de manière de nous humilier, de nous punir, de nous diminuer.

Ce qu’il faut faire : lorsque vous vous souvenez d’un évènement passé, ne gardez que les bons souvenirs. Pour le reste, rayez-le de la liste. Ce n’est pas nier que ça a existé, juste que vous ne voulez pas vous en souvenir. Et ce que le docteur Melvin S. Hattwick a montré, c’est que le cerveau retient plus facilement ce qui est lié à une émotion positive (d’où les belles histoires servies dans les pubs). Quand le message est lié à une émotion déplaisante, il y a plus de chances pour qu’on l’oublie. Profitez donc de cette aptitude naturelle du cerveau à être sélectif !

Pour résumer :

1. Ne mettez que des souvenirs plaisants dans votre banque de souvenirs
2. N’allez chercher que des bons souvenirs, laissez le reste s’évanouir grâce à la capacité du cerveau à être sélectif

Si vous faites cela, votre confiance en vous en sera décuplée.
Refuser de se laisser aller à des pensées négatives, déprimantes, est un pas de géant vers la victoire sur vos peurs.

« Le matin, je remplis ma tasse de gratitude pour tous les jolis moments que j’ai vécus.
Le soir, je remplis ma tasse de la joie d’en vivre encore plein d’autres. »

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